Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

2019

Comme d’habitude, billet-fleuve avec beaucoup trop d’images lentes à charger.

Je n’ai pas encore l’impression d’un dénouement, mais ça viendra : je ne suis plus très loin de déménager. Pour la première fois de ma vie, dans un mois, un mois et demi, je vais habiter « chez moi ». J’ai aimé poncer les placos et même passer l’aspirateur sur la dalle béton pendant que Mathias peignait les murs au pistolet. J’ai détesté bâcher les fenêtres et scotcher les menuiseries, t’as l’impression de ne rien faire de productif et c’est hyper minutieux.

Je me souviens des fois où on s’est assis sur les poutres qui soutiendront un jour une terrasse, nos thermos à la main, pour contempler le crépuscule qu’on n’avait pas si bien vu depuis des années. J’ai redécouvert que je pouvais passer des heures à ne rien faire d’autre que regarder par la fenêtre. Souvent, ces dernières semaines, je roulais vers le ciel et je pensais : « bientôt, quand je rentrerai chez moi, ce ciel-là sera juste derrière la vitre, immense et flamboyant. Je n’aurai plus jamais besoin de passer le bras par le velux pour photographier un couchant terni par les miradors du stade de foot. »

Ce n’est pas la maison au bord du monde, mais ça s’en rapproche plus que ce que j’aurais jamais osé espérer.

Pendant qu’on travaillait là-bas, ces derniers weekends, j’ai vu passer plus d’oiseaux qu’en un an ici. Pourtant, c’est à… trois kilomètres. Quand on s’est installés, devant chez nous, il y avait un terrain en jachère. L’été, le colza envahissait jusqu’au jardin. Depuis, ils ont rasé le bois, aplani la colline, et aménagé quatre terrains de foots – jamais utilisés en même temps. Les spots ne sont jamais éteints et les voisins nous emmerdent dès qu’un brin d’herbe dépasse cinq centimètres. Là-bas, c’est la vallée du Trieux – réserve naturelle protégée. Les gens ont des arbres dans leur jardin. Notre plus proche voisin possède des oies, un coq, deux chiens et un chat. Et notre maison ressemble certes à un hangar, mais elle est dotée d’une façade entièrement vitrée et précédée d’une coursive protégée par un auvent. De quoi s’imaginer dans Les enfants loups. Bon, par contre, j’espère que les bibliothèques aideront à « assombrir » un peu la pièce principale : la dernière fois que j’y suis allée, j’ai regretté de n’avoir pas pris mes lunettes de soleil :D

crépuscule

Cette année, cela fait seize ans que Mathias et moi sommes ensemble. Nous avons oublié de le fêter, mais je ne crois pas qu’il faille y voir de l’indifférence, au contraire.

Quand ça faisait deux ans qu’on était ensemble, on nous a dit « vous verrez, trois ans c’est dur. » Quand on passé les trois ans, on nous a dit « ouais mais attendez de voir dans deux ans. » Quand on a eu douze ans de vie commune, mon directeur de l’époque m’a demandé si j’avais pas l’impression d’avoir raté quelque chose. Après toutes ces années, je me suis rendu compte qu’on se perdait facilement. À vingt ans, je me trouvais plutôt jolie, quoique gauche. À trente-cinq, je maudis mon ventre à bière et ma saloperie de jambe-en-bois-flotté. Aujourd’hui, j’ai surtout envie de m’habiter. Je ne crois pas que ce que j’ai perdu puisse être retrouvé par une conquête de passage, même si j’adore flirter. J’ai besoin d’admettre ce que je deviens. J’ai besoin de ne plus croire que toute intimité est honteuse, pour paraphraser une conversation que j’ai eue il n’y a pas longtemps. Je pense que toutes les « expériences » que j’ai manquées n’auraient fait qu’entretenir le mythe de mon « ineffable » féminité, alors qu’en vrai, je me débats avec mes kilos mal placés, mes dents pourries et mes règles apocalyptiques. Je veux me sentir sexy devant l’homme que j’aime et avec qui je vis, pas dans le noir, dans les bras d’un inconnu. J’espère, cette année, résoudre ce qui peut l’être et admettre ce qui doit l’être.

chat

Je trouve étrange d’écrire un bilan de l’année, quand celle-ci ne me donne pas l’impression d’être écoulée, mais c’est aussi précisément pour ça que je suis enthousiaste à l’idée de le faire : pour une fois, je n’ai pas la sensation de me tenir à l’orée d’un long couloir ténébreux (on en reparle une fois les fêtes passées, hein.)

Sur le blog

J’ai publié vingt-cinq articles. Je pensais que c’était une petite année, mais c’est sept billets de plus que l’an dernier. Mes préférés sont Bribes de sagesse ?, La bande originale et La zone du Dehors. Le premier parce qu’il pose les jalons du dernier, « La bande originale » parce que c’était rigolo de me remémorer ce que j’écoutais à douze ans, et le dernier parce que je n’avais jamais lu un roman qui continue de m’habiter plusieurs mois après l’avoir terminé (sauf Histoire de Lisey). Je me sens différente, depuis. J’aime bien Écriture à la petite semaine, aussi, j’essaierai de réitérer l’expérience l’année prochaine.

Films et séries

J’en ai vus quarante-sept, contre quarante l’an dernier. (Tout est sur Netflix, pardon pour la pub : je n’ai ni la télé ni d’autre abonnement et… je ne vais pas au cinéma…) Afin d’éviter que ça ne prenne dix plombes, je ne retranscrirai pas l’intégralité des commentaires que j’en ai faits.

1. Bird Box ♥♥♥
Mon premier film de 2019… J’ai tout aimé : la scène d’ouverture digne de celle de 28 semaines plus tard ou World War Z, Sandra Bullock – oh my god -, la musique -Trent, évidemment. La tension, la construction du personnage féminin. J’ai jamais eu autant envie qu’un film finisse bien.

2. Les mauvais esprits

3. Diablero saison 1 ♥♥♥

diablero netflix

4. Errementari
Photographie digne d’un clip de Laurent Boutonnat (un compliment, de ma part, pas une critique…) Mais c’est si mal joué et si cheapos que j’ai pas réussi. J’ai essayé, vraiment. Un film qui m’a paru d’une sincérité désarmante ; ça me peine de le critiquer, mais au final, c’est une catastrophe.

5. Cam
J’ai été sur les dents tout le long du film, qui m’a tour à tour tenue en haleine et mise extrêmement mal à l’aise. J’ai toutefois été très déçue par la toute fin : elle n’explique rien, ce que je craignais. C’est vraiment dommage, j’ai trouvé le film brillant.

6. Everything sucks ! ♥♥♥

7. Aterrados ♥♥♥
Lovecraftien. Terrifiant. Absolument terrifiant.

8. Buffy (le film) ♥

9. The presence (found footage)
Beaucoup trop d’effets sonores pour faire oublier l’absence de visuels. Pas un problème de moyens, de mon point de vue, mais d’imagination. (Maintenant que je rédige cet article, je n’ai plus la moindre idée de ce qu’est ce film. La description que j’en fais dans mes notes ne me permet pas de le différencier des Mauvais esprits.)

10. 10×10 (Outfall)
J’ai bien cru que ça serait cousu de fil blanc, et en fait pas du tout. Une bonne surprise. Puis rien que pour la merveilleuse maison d’architecte ça valait le coup de regarder ! (cela dit, je me demande si la pièce capitonnée était incluse dans le permis de construire).

11. Velvet Buzzsaw ♥♥♥

12. JeruZalem
Ce film aurait été tellement percutant s’il n’avait pas été filmé à travers des Google Glass (*glasses ?). Les quinze-vingt dernières minutes étaient grotesques.
Mais j’ai vu Jérusalem, pour la première fois ! Et même via des Google Glass, j’ai pas été loin de ressentir le syndrome de Stendhal.

13. El árbol de la sangre ♥♥♥
Le film m’aura baladée tout du long. Je l’ai cru cheap puis je l’ai trouvé tiré par les cheveux. J’ai pensé qu’il mélangeait beaucoup trop de registres, qu’il n’était pas à la hauteur de ses mirobolantes ambitions. J’ai levé les yeux au ciel vingt fois devant des effets de réalisation que je trouvais grotesques parce que trop littéraux. Et puis au fur et à mesure que les protagonistes construisaient l’intrigue, tout s’imbriquait. Tout prenait sens. Tout est à sa place dans ce film, tout est pensé, cohérent, jusqu’à l’esthétique kitch du début qui s’effrite tandis que chacun réalise la profondeur du non-dit, jusqu’aux temporalités qui se juxtaposent de manière un peu ridicule, parce qu’on s’aperçoit qu’elles continueront de le faire jusqu’à ce que chaque personnage aille au bout de l’histoire. Alors il faut s’accrocher. La première heure plonge dans des abîmes de perplexité, mais il faut poursuivre. Vraiment.
La seule chose qui ne fasse absolument aucun sens pour moi, ce sont les vaches.

14.The silence ♥♥♥

15. Sinister 2 ♥♥

16. Ouija

17. Chambers ♥♥♥

18. Le 5e élément
Ouais, j’avais envie. Je voulais réentendre Zorg dire qu’il était très désappointé.

19. Safe
J’ai plutôt bien aimé, dans l’ensemble, mais tout ça tourne un peu en eau de boudin. Et la fin me semble franchement idiote.

20. Lucifer saisons 3 et 4 ♥♥♥

21. Obsession secrète
Cousu de fil blanc, et débile. [Je ne vous spoile pas, ça fait partie du pitch] Une fois que le flic a découvert que le « mari » de Jennifer ne l’est pas du tout, c’est suffisant pour alerter le SWAT, non ? Mais non, le gars continue d’enquêter tout seul. Même Mary Higgins Clark n’écrit pas ça.

22. Gone Girl
Je ne sais pas. Je crois que c’est un peu trop capillotracté pour moi. Je ne comprends pas les motivations des personnages.

23. I am mother
Si le Terminator avait gagné, c’est le monde dans lequel nous vivrions. Scénario surprenant, même si j’en apprécie peu le léger côté moralisateur. Reste que c’était plutôt intelligent !

24. American Nightmare 3 : Elections ♥♥

25. Kaamelot ♥♥♥
J’avais envie de revoir Kaamelot, ça ne m’a pas fait du bien au moral, mais ce finale est vraiment un de mes préférés de tous les temps (oui, carrément.)

26. Mindhunter saison 2 ♥

27. Glow saison 3 ♥♥♥

28. The sinner – vingt min de l’épisode 1.

29. Stranger things saison 3 ♥♥♥
Boudiou qu’est-ce que j’ai chialé. C’est important pour moi de regarder Stranger Things, outre l’intérêt que je porte à la série : une bonne partie de mes sixièmes en sont fans, et moi, je suis une prof connectée :P

30.Simetierre (2019) ♥
En vrai, je ne trouve pas que ce soit un très bon film. En tout cas, les trente dernières minutes ne m’ont pas convaincue. Mais j’ai aimé y voir, pour une fois, un couple qui s’aime et dont les partenaires ne se conduisent pas comme des connards l’un envers l’autre. J’ai aimé qu’y soient abordés les traumatismes de Rachel (même si je ne vois pas forcément le rapport avec l’intrigue. Vu leur nature, ils me parlent.) Et j’ai trouvé chaque personnage bien caractérisé, y compris, et c’est rare, la petite fille, Elly. Ça rend la suite des événements bien plus tragique.

31. Harry Potter 1 à 5
Comme tous les automnes, quoi.

32. X-Men 3
C’est génial, j’y peux rien.

33. In the shadow of the moon
Étrange. Je ne sais pas trop quoi en penser : j’ai trouvé le début génial en termes de réal et d’ambiance. Après quoi les personnages, le héros surtout, se révèlent plats et cousus de fil blanc. Le film ne possède aucune profondeur : comme si toutes les ficelles étaient bien visibles, le scénario est bien ficelé mais ne révèle aucune zone d’ombre, même s’il essaie, en disant que « même les meilleurs ont été pris dans la nasse d’une Idée ». Nan, pas les meilleurs, juste des gens dont on ne sait rien, qui vivent parmi des protagonistes unidimensionnels.

34. Dans les hautes herbes
Je ne sais toujours pas ce que je pense de ce film.

35. La influencia
Je suis moins sceptique que Mu, y’a pas mal de passages que j’ai trouvés oppressants, voire effrayants. Reste que le scénario ne me convainc absolument pas ; les « sorcières » au sens « je fais des sabbats en chevauchant des crânes de boucs » me filent des ulcères.

36.Fractured (La fracture) ♥♥
Ce film était un cauchemar.

36. Wounds
Lovecraftien… et décevant. Je n’aime pas les récits inexpliqués. J’ai aimé le film mais sa fin me reste en travers de la gorge, parce que rien n’a de sens, ni les « college boys » ni ce qu’ils ont invoqué. Je ne demande pas une explication claire et rationnelle, mais une réponse à « pourquoi ? »

37. The ring (US)
Une jolie réal qui sert à rien (ça filme des gouttes de pluie sur la vitre, tout ça…)
Assez différent du Ring japonais pour ce que je m’en souviens.
Celui-ci était plus thriller qu’horrifique, mais cohérent d’un bout à l’autre et m’a bien plu.
J’ai bien aimé, aussi, que Naomi Watts (♥) incarne une « mauvaise » mère, ça la rend moins unidimensionnelle, moins prévisible.

38. Le roi (The king)
Sans aucun doute, je l’ai moins aimé que ma frangine. Mais quand même suffisamment pour me fendre d’un commentaire sur la vidéo que lui a dédié Nota Bene.

39. Sense 8 (sept épisodes) ♥♥♥
Je découvre la série sur le tard. Outre une réalisation que je trouve superbe, je crois que ce qui me plaît le plus, c’est que, pour moi, les frangines Wachowski savent de quoi elles parlent. Nomi, Lito, Kala… J’y crois. J’ai pas l’impression qu’on me sert du paternalisme compréhensif, et je pense qu’il n’y a que des gens concernés par ce qu’ils écrivent qui pouvaient le faire.

40. Alien Resurrection ♥♥♥
J’aime tellement ce film.

Dans ma liste, j’ai oublié :

41. Marianne ♥♥
J’ai été très déçue par Marianne, justement, la sorcièèèèèèère, dont on ne comprend ni les motivations ni la passion pour les effets de manche. En revanche, les épisodes qui précèdent sa véritable apparition m’ont vraiment fait flipper, les paysages finistériens sont superbes, et Victoire du Bois m’a complètement convaincue (et rendue amoureuse, aussi.)

42. Naruto Shippûden (en cours) ♥
C’est loooong ! Mais c’est cool, aussi :) Team Uchiha for ever.

Et j’ajoute Eastsiders saison 4, parce que je viens de la terminer (en un jour) ♥♥♥. Cette série fait partie des œuvres qui me touchent trop intimement pour que j’arrive à en parler.

Livres

J’en ai lu vingt-six, soit neuf de plus que l’année dernière. Plus trois bandes dessinées. Si je le précise, c’est que c’est la preuve, pour moi, qu’Angoisse recule.

Je posterai un article détaillé sur les bouquins de cette année, vu que j’ai tenu un carnet de lecture : j’ai bien envie de leur consacrer un palmarès !

En guise de preview :

livres 2019

Oui, je sais c’est moche :) Mais ça m’a pris un temps fou ! Et il en manque deux, un dont je n’arrive pas à me rappeler du titre et que j’ai la flemme de chercher et le bouquin de Zelda Fitzgerald, évidemment.

+ des BD :

Azimut
Revoir Paris t.1 & 2
Moi, ce que j’aime c’est les monstres

Musique

En ce mois de décembre, Spotify nous gratifie d’une superbe page web personnalisée, qui donne une bonne vue d’ensemble de l’année écoulée. J’ai été surprise par mes stats !

artiste de l'année 2019

Il paraît que j’ai écouté Murderous Trap pendant plus de dix heures oO

Après, je vous raconte pas la gueule de mon podium… La honte !

podium 2019

Si Agonoize et Hocico savaient qui ils côtoient…

genres écoutés 2019

Ouais enfin, y’a que de la musique électronique, là-dedans ^^ (j’ai plus écouté d’eurodance que d’aggrotech, mon dieu…)

2017-2019

Bon, la moyenne des trois dernières années rattrape un peu le tout.

2017-2019

Le lien vers ma playlist annuelle, concoctée par Spotify.

Quant à moi, voici ce que j’ai mis dans ma Capsule Temporelle cette année :

Seize morceaux de plus qu’en 2018. Globalement, cette année, j’ai *un peu* moins tourné en boucle. Ceci dit, j’ai toujours les même titres fétiches : Dead Enough for life, par exemple. Chaque fois que je l’entends, j’ouvre ma fanfic DA2. Je ne sais pas pourquoi, cette chanson, c’est Anders, toujours.

Je termine l’année avec du metal, par ailleurs : Downfall of Gaïa, The Old Great Ones, Mayhem, Ethereal Kingdom et Lacuna Coil (surprenamment très bien). Et comme ça fait des jours que j’écoute en boucle la même chanson de Sonata Arctica, Spotify va peut-être devoir revoir ses stats.

Trieux

Je crois que la meilleure illustration de mon état d’esprit cette année, ce sont… mes fringues. J’ai racheté une paire de Doc’s, que j’ai exclusivement portée au-dessus de jeans slims, avec ma veste en simili-cuir, *mode warrior on*. À la maison en revanche, j’ai mis… des joggings (ah mais ils sont sexy hein, j’en ai un conçu pour boxer, il me fait un cul ravissant.) Et je ne porte plus de soutien-gorge quand je ne suis pas au taf. En résumé : je me sens liiiiiiiibre !

Tout ça pour dire que j’ai tenu, je crois, les résolutions que j’avais formulées l’année dernière. J’ai su expliquer calmement, aux moments opportuns, pourquoi entendre des gens crier me rendait anxieuse ou pourquoi je détestais Noël. Je me suis sentie heureuse, souvent, et globalement plus sereine que je ne l’ai jamais été. Je n’ai pas culpabilisé de m’accorder ce qui me fait du bien ni d’être qui je suis, je me suis écoutée, et du coup j’ai pris des initiatives et j’ai tenu mes engagements.

J’ai aussi des regrets, évidemment. Je n’ai pas beaucoup écrit. Je peine à retrouver le lâcher-prise nécessaire. Je suis tout le temps en train de juger ce que je produis, je chipote sur la moindre virgule et au final, mon manque de spontanéité m’empêche d’explorer comme je le souhaiterais les émotions qui président à mes prises de clavier. Je trouve toutes mes phrases banales, voire bancales, et le contraste avec la virulence ou la profondeur de ce que j’essaie de raconter me décourage. Il serait peut-être bon de repasser par une phase « écriture automatique »…

Ma fin d’année a quelque chose de régressif et d’atemporel en même temps. J’ai plus écouté de nouvelles musiques en une semaine qu’en un an, mais j’ai passé mes derniers trajets au son de Silence de Sonata Arctica… qui me ramène en… je sais plus, en deuxième année de fac en tout cas.

venelle guingampaise

« Mode warrior on » explicite assez bien comment j’ai géré cette année – enfin, au moins depuis septembre. Je peine toujours à me souvenir de l’année scolaire précédente comme faisant partie du même espace-temps.
Guerrière, pas dans le sens vindicatif du terme, mais dans la manière dont j’ai épousé les contours de ces journées trop longues : avec détermination et… courage, je crois.

Et probablement un brin de je-m’en-foutisme aussi salutaire qu’exaspérant pour qui y est confronté ;)

J’ai plusieurs aspirations pour l’année prochaine. J’ai relu une bonne partie du Bazzart (sur lequel je viens de poster un billet, pour ceux qui ont cessé de suivre faute de contenu) et ce qui m’a frappée, c’est le ton doctoral sur lequel je m’y suis longtemps exprimée. C’est mieux ces derniers temps, comme ici, je trouve, mais j’espère tout de même parvenir à trouver un équilibre entre mon amour pour les mots et ma tendance à écrire comme si je donnais un cours magistral de mauvaise qualité. D’une manière générale, j’essaie de « purifier » mes écrits, au sens où j’ai longtemps été très péremptoire, en plus d’utiliser des formules toutes faites qui me font dresser les cheveux sur la tête maintenant que je les relis ! (pourtant, c’était déjà sur ma copie de DNB blanc en 3e : ma correctrice avait écrit : « faire de grandes phrases ne masque pas le fait que vous n’ayez rien à dire. » Peu ou prou. J’étais vexéééééée…)

J’espère aussi que m’installer dans ma maison me motivera, en vrac, à lever le pied sur l’alcool, faire le ménage et ranger plus souvent, me réserver encore plus de moments de lecture/thé/musique. Je compte sur l’enthousiasme des débuts, et le plaisir que je prendrai à aménager mon intérieur.

Encore rapport à l’écriture : quelles que soient les interrogations que ça soulève (voir le Bazzart), et rapport au lâcher-prise nécessaire dont je parlais tout à l’heure, j’espère que je vais parvenir à boucler ce que j’ai commencé. J’ai dit je ne sais plus où que j’attaquais la partie difficile. C’est vrai. Parce que plus j’avance, moins je me cache. Je ne sais pas si je peux prétendre que c’est ce que j’ai toujours eu envie d’écrire, mais je pense pouvoir affirmer que je n’ai jamais autant assumé. Ce qui me pose problème, ce n’est pas d’admettre que ce soit ce que j’ai envie d’écrire, mais, comme je le disais plus haut, que mes phrases ne soient pas à la hauteur.

Je termine l’année en retrouvant, par hasard, mes premières amours : les années 80. J’écoutais ça en boucle, et ça m’énervait un peu que ce soit écrit « original radio edit » alors que je savais très bien que j’avais déjà entendu ça quelque part. C’était ça, évidemment :

Alphaville m’a pas mal accompagnée, ces derniers temps. J’aimerais bien que l’année prochaine s’écoule comme une mélodie, et je vous le souhaite également ! Prenez soin de vous et n’ayez pas peur d’être vous-mêmes :)

 

Billet précédent : | Billet suivant :


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Coups de coeur

Lecture aléatoire

Billets par thèmes

En ce moment

Il ne savait pas encore qu'il allait déménager, celui-là.