Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

Bilan 2018 – ce qui nous fait avancer

Je ne savais pas comment commencer ce billet, mais comme souvent, tout vient à point à qui sait attendre. J’essaie de rester alerte, de regarder autour de moi, car comme j’en suis férue, des signes finissent par m’apparaître. Cette fois, ça aura moins été le bilan d’Emma que ce billet qu’elle a publié en 2015, et que je n’avais pas encore lu.

Genesis

Ailleurs, je me suis décrite comme un réseau de failles. Il s’est construit autour de la Prime, et je la dois à maman. C’est une blessure jamais refermée qui me traverse de part en part. Ça date de bien avant sa mort : j’étais toute petite quand j’ai appris l’injustice de la maladie, ce qui explique probablement qu’aujourd’hui je tutoie la mort régulièrement. Je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit que même si je vis sainement, sa faux scintille au-dessus de ma tête. Maman n’avait rien fait à personne, elle avait eu une vie de merde, et la démone Sclérose l’a foudroyée alors qu’elle fuyait. Si je crève à quarante ans, au moins l’aurais-je bien cherché.

Tout ce que je suis, je le dois aux enfers. Celui des mes parents a engendré le mien, celui de ma sœur l’a alimenté. Pendant des années, je n’ai été que fureur et désespoir, l’un entretenant l’autre. J’ai plusieurs fois incendié tout ce que je possédais – mais je ne suis pas encore capable d’expliquer pourquoi. Ce que je sais, c’est que Muriel et Mathias sont restés.

Enlightment

Jeudi ou vendredi dernier, juste avant les vacances, alors que je roulais, j’ai réalisé à quel point je me sentais plus forte, et que pour la première fois, je ne me voyais plus comme le produit d’un séisme, mais comme ce qu’on reconstruit au-dessus.

Je n’ai pas scellé les failles, alors mes fondations ne doivent pas être bien solides. Non, je suis plutôt le lierre qui croît dans les fissures, ou le liseron qui étrangle les grillages. Je hurle toujours, mais je suis solidement arrimée. J’ai la sensation qu’on ne me délogera pas, et que plutôt que des épines, j’ai enfin développé des racines.

Je n’ai pas encore fait le tour de ce morceau, qui me fait hurler à la lune comme la louve que je suis* sans que je sache si j’éructe ma douleur ou ma volonté de vivre, ou les deux. En tout cas, je pleure.
* c’est un jeu de mot (pourri, ok) sur le nom de famille de mon compagnon, mari et âme sœur, pas un mauvais trip gothique :)

Ce jour-là, j’ai pensé troquer les abîmes contre la forêt, mais c’était sans doute prématuré. Ou pas ? Peut-être puis-je envisager d’être un tronc, et que chaque cycle entoure le cœur d’un nouveau cerne. Ce jour-là, c’est ce que j’ai ressenti, et ça n’était jamais arrivé, alors je suis confiante.

Echoes in rain

Maman est partie le 22 août 2017, mais c’est en 2018 que, passé l’effarement, j’ai commencé à courir. J’avais fait le plus dur, sans doute. Je n’en sais rien, n’ayant aucune notion du temps.

2018, c’était la marée montante et l’apaisement.

Quand je vois tout ce qu’on a construit, je me dis que dix ans c’est tellement long
Et puis je me dis que c’est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu.

J’aurais pu citer presque tout le texte :)

La mer a presque tout recouvert, et tout ce qui est resté, c’est un morceau que j’écoutais depuis longtemps :

J’aimerais l’entendre et le ressentir quand viendra la fin.

Maman, en 2018, je suis devenue forte, et à travers la pluie, je n’ai cessé de voir des accalmies. J’ai bercé mes démons dans l’eau salée, je les y ai doucement noyés. Je m’suis balancée au rythme des vagues, mais je n’étais pas Médée. Ce sont mes racines dont je me débarrassais. Je n’ai pas d’enfants : j’ai bien assez de fantômes. La brume montait sur l’océan, mais je souriais. Je voyais l’aube.

En 2018, j’ai écouté…

Capsule temporelle 2018

♫ Nacthtblut – Antik – la honte, mais je m’en fous. Parmi ceux qui m’ont sauvée, ce morceau se pose là, et bien que tout me hurle que c’est ridicule, ça reste un de mes titres préférés (de tous les temps) de cette année.

♫ Indochine – Karma Girls – Y’aura deux titres issus de cet album dans cette playlist, et j’en suis ravie. Je partage ma passion pour Indo avec autant d’ados que de quadra, et c’est l’une des raisons pour lesquelles je les aime autant. De toute manière, je suis incapable d’expliquer pourquoi j’aime ceci ou cela, donc je me contenterai de dire qu’Indo m’a accompagnée ces quinze dernières années.

♫ Simon & Garfunkel – The boxer – Un morceau par an. Je n’ai pas vraiment écouté les paroles de celui-ci, mais j’ose espérer que je progresse en sérénité après avoir écouté en boucle The sound of silence.

♫ CSS – Faith in Love – J’ai rien à dire à propos de Faith in Love. Juste : écoutez-le en boucle. J’ai tellement, tellement écrit grâce à cette chanson.

♫ The Beauty of Gemina – Crossroads – C’est un morceau que j’hésite toujours à retirer de ma playlist, et que je conserve toujours. Je suis incapable d’expliquer pourquoi, mais je dois.

♫ The Eternal Afflict – San Diego – J’adore : le côté goth, le côté spectaculaire, les synthés, le fait que j’ai pas entendu grand-chose qui y ressemble, l’aspect inexorable. Mu, écoute, s’il te plaît :)

♫ Pet Shop Boys – It’s a sin (2001 remaster) – J’ai découvert les Pet Shop Boys vingt ans après tout le monde, donc je vais pas faire de commentaire :D

♫ Grand Corps Malade – Dimanche soir – J’en ai parlé y’a deux minutes, mais merde, qu’est-ce que c’est beau. Le fait que ce Dimanche Soir évoque l’amour que j’espérais à 17 ans et que j’ai trouvé sans chercher me fait chaque fois réaliser à quel point je suis heureuse.

♫ Ramin Djawadi – Light of the seven – Je ne sais pas vraiment quoi écrire à propos de ce thème, tellement il me bouleverse.

♫ Enya – The Humming

And all the winds are like a kiss
And all the years are nemesis
And all the moments fall in mist
And all is dust, remember this

And all the dust will drift away
And all the nights and all the days
And all the heavens go their way
And only change is here to stay

 

♫ Enya – Echoes in rain – « Here comes another new day »

♫ Calogero – 1987 – Oui, je sais :) Qu’importe. Ma sœur est née en 87, et ces années où il faut se raccrocher à n’importe quoi, le moindre signe fait sens. J’aime d’amour la musique des années 80, les mélodies faciles (et parfaites), et les chansons à fredonner. J’ai donc chanté ça à tue-tête sur la route toute l’année :D

♫ Icon of Coil – Existence in progress –

I’ll stand below you, free you from blame
And then I’ll continue living my life in vain

If I only cause you rain
I’ll give you my skin
So you can feel how I feel
This is my existence

 

Encore un en-tête de ma fanfic FFXV. Non publiée, mais ô combien cathartique.

♫ Clara Luciani – La grenade – 80’s, frenchy, explosif. « Prends garde / Sous mon sein la grenade… »

♫ Dyan – Trouble – Découverts dans la B.O de Lucifer. Aimés à donf, l’un expliquant peut-être l’autre, la musique n’ayant pas toujours grand sens pour moi dénuée des images qui l’ont vu naître. Mais ce titre n’est pas dans Lucifer.

♫ Indochine – Un été français – Un single indochinois exactement comme je les aime : mélancolique et lumineux. Indochine, ce sera toujours pour moi la tristesse floue d’un reflet sur la mer.

Il y a eu plein d’autres trucs en dehors de cette playlist, évidemment, mais ce serait trop long de tous les citer. Sur Madmoizelle, tu peux faire un test de personnalité qui permet de linker une de tes playlists Spotify pour connaître ton profil musical. Moi, ça a donné ça :

résultat test Madmoizelle

Hé hé, on va pas se mentir, c’est plutôt ressemblant !

Et dans un de mes Daily Mix, Spotify me propose le Radio Edit d’Ecuador. Mais si, vous savez, le morceau de Sash! Il me flique, c’est sûr : je l’ai écouté des dizaines de fois sur YouTube.

En 2018, j’ai lu…

J’ai lu seize romans cette année, et comme les cinq derniers (ainsi que ceux de Brent Weeks) étaient fort épais, je m’estime satisfaite. S’il m’est si difficile de commenter un bouquin, c’est parce que d’une part je pratique la même forme d’artisanat, mais que ce que je façonne me semble bien poussif, et d’autre part, parce qu’on ne relit pas un livre aussi facilement qu’on réécoute un morceau.

1 & 2. Lev Grossman – Les magiciens, Le roi magicien

3. Paula Hawkins – Au fond de l’eau ♥♥♥ Je l’ai encore mieux aimé que La fille du train. Il y a quelque chose de feutré et mystérieux dans l’écriture de Paula Hawkins, et elle parvient avec brio à caractériser tous ses personnages en choisissant toujours un point de vue interne pas facile à manier.

paula hawkins au fond de l'eau

4. J.C. Grangé – La forêt des Mânes. Bon, ben c’est du Grangé, quoi. À force de surenchère, c’est plus vraiment un compliment, même si j’ai passé un bon moment. J’ai quand même été très déçue par la tournure des événements.

5. Melvin Burgess – Billy Elliot. Le livre m’a bien plu par son humanisme, même si son absence de jugement et son optimisme me semblent un brin utopiques. En même temps, c’est de la littérature jeunesse, et Billy Elliot transmet un beau message.

6. Robert Sileverberg – Gilgamesh ♥ Silverberg a magnifiquement saisi ce qui pour moi fait l’essence de l’épopée de Gilgamesh, cette oscillation entre le divin et l’humain, et la terreur de la mort.

Albums jeunesses sur les questions d’identité sexuelle et de discrimination, parmi lesquels Malala.

7. Daphné du Maurier – L’auberge de la Jamaïque ♥ Daphné du Maurier m’a offert une héroïne, même si elle n’avait pas l’envergure d’une Rebecca, et encore moins de la narratrice anonyme du roman du même nom. Et puis l’ambiance des côtes anglaises avec leurs landes désertiques était aussi oppressante que magique.

8,9,10. Brent Weeks – L’ange de la nuit T.1, 2 & 3 ♥♥♥ Brent Weeks m’a happée dans son histoire malgré nombre de maladresses narratives dont Mu pourrait témoigner – mais j’ai dévoré sa trilogie sans me poser plus de questions que ça.

11. J.Ch. Tixier – La Traversée. Tixier… Je l’ai trouvé un brin arrogant, mais c’est mon expérience en tant que prof face à l’écrivain successfull qu’il est, et pas son bouquin, qui me fait dire ça.

12. Brandon Sanderson – L’Empire Ultime. J’ai beau l’avoir lu en entier, et j’ai beau savoir qu’il est supposé être un des meilleurs, je me suis beaucoup ennuyée le long de ces 900 pages. J’ai trouvé les descriptions un peu complaisantes, comme si l’auteur visualisait déjà la magnifique adaptation ciné avec des supers effets spéciaux. Je ne sais pas encore si je lirai la suite.

13,14. Peter V. Brett – L’homme rune – La lance du désert ♥♥♥ Je suis en train de lire le tome 3 (j’en suis à la moitié) et c’est trop, trop bien. J’étais pourtant peu confiante au début, parce que souvent, les univers de fantasy me semblent un peu « gratuits ». Ici, des démons se matérialisent toutes les nuits et les gens s’en protègent en peignant des runes. En fait, cette série est palpitante, elle met en scène des personnages hyper forts et ne nous épargne rien de la cruauté et de la mesquinerie humaines, pas plus qu’elle ne tait les actes de bravoure et l’altruisme. Je pense que Mu, tu devrais adorer.

15,16. Mark Lawrence – Sœur écarlate – Sœur grise ♥♥♥ Mark Lawrence a son petit côté « Victor Hugo ». Vous savez, avec ces sentences au présent de vérité générale. Mais son écriture est magnifique. Il a emprunté ses défauts à Sanderson (mon héroïne est badass, mais j’en rajoute une couche dans la mise en scène), mais ce serait tellement bête de s’y arrêter. Rég’, tu tiens un cadeau pour Alan. Je n’ai fait que lire Lawrence et Brett ces trois derniers mois, et ils ne cessent de m’inspirer.

mark lawrence soeur grise

En 2018, j’ai vu…

Énormément de choses. Si je ne fais pas de commentaires, c’est que malheureusement, je ne m’en souviens pas – ce qui ne signifie pas que le film ou la série n’étaient pas bien. (tout est sur Netflix).

The Mimic – L’idée de base est creepy. J’ai été très déçue par la fin.
Forgotten
Le Rituel – Alors, si je ne dis pas de bêtises, c’est le film scandinave avec la créature flippante. Une excellente surprise.
Lavender – Elle m’a bien gonflée, l’héroïne. Et le film était très, très lent. Mais je recommande quand même, encore une fois, j’ai trouvé le déroulement inattendu.
Annihilation – Je sais qu’on n’est pas bien nombreux, mais je fais partie des fans. Annihilation fait partie des œuvres qui m’ont renvoyée à moi-même, je n’arrive pas à l’expliquer, mais j’ai adoré.
Open House
Mom & Dad – Me souviens pas de la fin, c’est dommage, y’avait du potentiel ;)
Stephanie – Ça aurait dû être mieux. Tout était parfait, dans ce scénario. Mais c’est seulement la toute fin qui ne m’a pas convaincue, sinon, c’était vraiment bien et très surprenant. Regardez-le, je suis curieuse d’avoir votre opinion.

Requiem – C’est dommage, je me souviens avoir beaucoup aimé cette série, mais apparemment, pas assez ! Je crois que j’ai été déçue par la tournure des événements.
Beau Séjour – Damien et Sophie ont validé. Oui, ça suffit :) Bon, ok… C’est une série flamande dans laquelle une jeune fille enquête sur son propre décès, parce que de toute évidence, elle est coincée ici, tant qu’elle ne comprendra pas. C’est hyper bien joué, les personnages sont criants de vérité, et c’est une de mes séries préférées (de loin !) cette année.
Lucifer – Faut-il présenter Lucifer ? Je ne croyais pas à la saison 2, et pourtant elle m’a beaucoup plus retournée que la première. Un petit côté Buffy pour moi, même si je suis pas sûre que vous voyiez pourquoi.

La mante – « un propos beaucoup trop explicite avec des références au cinéma d’horreur qui le diluent. J’entends l’aspect féministe des revendication, mais qu’il justifie des meurtres absolument immondes me pose problème : si le meurtrier avait été un homme, aurait-il bénéficié de la même dose d’empathie ? » C’est ce que j’ai écrit quand je l’ai finie. Il n’empêche que c’est une des séries qui m’aient le plus tenue en haleine cette année. La scène du lave-linge, bon dieu… !

L’exorcisme d’Anna Ecklund
« Le générique le plus long du monde ! J’ai de la peine pour l’actrice…
Des acteurs qui ne peuvent parler anglais… Normal, ils sont italiens et habitent le Vatican…
À la radio, les religieux captent toujours des stations rescapées des années 50… Et ils servent des assiettes de côtes de porc (x4) à bouffer aux possédées.
Conclusion : arrêté au bout de 20min, tout le monde joue comme Joey, j’ai pas pu. »

(Oui, je prends des notes quand je regarde des films ;))

Les châtiments
American Nightmare 2 : Anarchy – Fin un peu prévisible, mais je m’attendais à une catastrophe, ce que ce film n’est certainement pas.
Les enquêtes du département V : Miséricorde
«  » » : Profanation
«  » » : Délivrance
Les trois films m’ont vraiment tenue en haleine. Millenium n’a qu’à bien se planquer. Et dieu sait que l’inspecteur est un connard.
White Bird – C’était joli, je suis très sensible à la thématique depuis The Hours… Mais ça n’était pas The Hours. Mais c’était bien.
The Invisible Guardian
Brain on fire – J’ai adoré le film. Jusqu’à la fin, où j’ai eu droit à une leçon de vie aussi déplacée que mal amenée. Je vous le recommande tout de même.
La part obscure
Catacombes – blurp, pas pu regarder, et c’est bien dommage.
Innocence
Romina – c’était pas si mal parti, mais vraiment incompréhensible.
Calibre
Insidious 3
Effets secondaires

Retribution

The Fall – Adoré. Parce que Gillian Anderson, parce que le scénario était top (même si j’ai moins aimé la dernière saison) et parce que Gillian Anderson. Hein ?

Le troisième œil
The Lodgers
Enlèvement (Devil’s gate) « Déjà, comme je hais la meuf végan mais scotchée sur son portable. C’est bien vu hein. Mais insupportable. » Ouais, c’est tout ce que j’ai écrit, mais je pense qu’il faudrait que vous le voyiez quand même, c’est vraiment spé.

Voice from the stone – Vraiment, vraiment pas mal.

L’inconnu du lac – Le film le plus à chier de l’année !

« Pas une note de musique. 20min de porno (en plus les acteurs sont tous épilés, c’est pas moi hein) Je ne sais pas combien de fois j’ai vu un plan d’un mec nu sortant de l’eau. J’aime le porno, mais c’est pas un film porno, donc : pourquoi ? Qu’est-ce que ça raconte ? Sérieux même quand ils baisent, y’a pas de pénétration… Comme dans le porno) La mort silencieuse au milieu du lac. C’est moi ou dans les films français, c’est normal de rien comprendre ? Nan parce que je comprends les films anglo-saxons, je saisis même des bouts de phrase dans les films irlandais, mais dans les français… je suis obligée de me concentrer. C’est quoi, le problème ?? Et puis c’est vraiment aussi « bien » joué qu’un John B. Root. (et j’aime JB Root, hein, mais bon.)
Le perso principal n’a AUCUNE personnalité : il a vu son « amour » buter un mec, ça lui fait ni chaud ni froid.
Sérieux, savoir que ce film a été récompensé à Cannes, ça ne fait que confirmer mon présupposé : les prix sont attribués par des petits bourgeois qui n’ont jamais vécu, donc chaque fois qu’ils voient un truc un peu « trash », ils le félicitent pour faire valoir leur ouverture d’esprit.
Le passage du temps : le mec se gare sur le parking. À chaque PUTAIN de fois. Je devrais essayer de faire ça en roman, pour voir si ça marche.
C’est lent, ça ne raconte rien, mais y’a des bites, donc récompensons. (encore une fois, j’adore les bites.)
Je sais pas si y’a un sens au fait que les mecs soient filmés de la même manière que des éléphants de mer. Avec la cam systématiquement posée bien en face, histoire que leur entrejambe imberbe soit bien dans le plan.
Le flic est le plus mauvais acteur que j’aie jamais vu. C’est vraiment drôle, à force (désolée, monsieur. Dites-vous que si le réal avait fait son job, jamais votre prestation n’aurait passé le stade des répètes (le mec, on dirait Joey quand il pense « amener une autre dimension au personnage »).

« Y’a eu un noyé récemment ici.
– Nan mais ça va, on est deux, qu’est-ce que tu veux qu’il nous arrive ? »

Là n’est pas la question, si ?? Je sais pas, genre j’ai pas envie de nager dans l’eau dans laquelle a baigné un cadavre ????

Je ne me suis JAMAIS autant ennuyée de ma vie, et le pire : ‘ya pas de fin.

Prix de la mise en scène. PLUS JAMAIS je ne regarde un truc estampillé Cannes. Quand je pense aux merveilles qu’ils ignorent au profit de leurs merdes « contemplatives » et « réalistes » (et c’est la première fois de ma vie que j’emploie le mot « merde » pour qualifier une œuvre, sur la tête de ma mère. C’est dire l’énormité du truc.) »

Désolée, je voyais pas quoi faire d’autre que vous transcrire ce que j’avais écrit au fur et à mesure.

The Diabolical
Est-ce que TOUS les Américains ont une cage d’escalier identique avec des photos de leur famille réparties pareil dedans ??
Un film qui ne tient pas ses promesses puisqu’il n’est nulle question de possession paranormale… Et c’est tant mieux ! (même s’il y a des raccourcis scénaristiques)

The Haunting of Hill House – MEILLEURE-SÉRIE-EVER. Je ne peux pas parler de The Hauting of Hill House. Chaque fois que j’essaie, je tombe à côté.

Big fish & Begonia – Un très beau film d’animation chinois, comme si tu regardais les Studio Ghibli pour la première fois. T’as pas les codes, que la poésie.

big fish and begonia

The Mirror : Oculus – Après ça, j’ai fait que re-mater Harry Potter, tellement j’étais déprimée. Par Mike Flanagan, comme The Hauting of Hill House, et comme la moitié des trucs qui m’ont bluffée ces deux dernières années.

Sur le blog

Je n’ai écrit que 18 billets cette année. Y’a plein de mois où je n’ai publié qu’un seul article. Cela s’explique en partie par le fait que j’ai ouvert un autre blog. La plupart d’entre vous en possède l’adresse donc je ne pense pas teaser inutilement, mais c’est vrai que comme il est très personnel et brut de décoffrage, je ne souhaite pas en divulguer l’adresse publiquement. J’y ai pratiqué une écriture automatique aux vertus tout aussi cathartiques qu’analytiques, et ça m’a fait beaucoup de bien. J’espère toutefois venir plus régulièrement sur le Carnet l’année prochaine. J’aimerais bien recommencer à écrire des Carnets Bleus, notamment !

mer

D’une manière générale, 2018 m’a semblé assez épuisante sur le plan émotionnel, mais force m’est de constater que je me sens heureuse. Je me dis d’ailleurs que c’est parce qu’elle était très chargée en émotions que j’en tire un bilan positif. Je me rends compte qu’une partie de mon anxiété venait de ce que j’étais dans une posture de refus, ou de lutte plutôt. Je me battais contre Angoisse, j’essayais désespérément de garder la tête hors de l’eau ; alors que désormais j’embrasse pleinement ma rage, mes doutes et ma tristesse. Du coup, je me sens bien mieux dans mes pompes et, la plupart du temps, incroyablement vivante.

Et puis aussi, même si je m’adonne toujours à l’alcool et que je demeure très instable, j’ai quand même pris des mesures pour me canaliser : en semaine, je ne me couche jamais après 23h, je me lève tous les matins aux premières notes du réveil, à 6h piles, ce qui me laisse du temps pour bouquiner en buvant une ou deux tasses de thé (je me douche le soir et c’est génial), mon alimentation est plus équilibrée et je bois beaucoup moins de café.

kitsune

forêt

rennes

Mon endroit préféré à Rennes !

J’ai appris à sourire. J’ai écouté ça, et j’ai souri. Pas amèrement, pas ironiquement. J’ai souri parce que j’avais appris à respirer par-dessus ma colère, et que ce morceau m’évoquait une tempête salvatrice.

J’en veux souvent un peu aux gens qui me jugent, parce que j’ai l’impression de revenir de très loin. Je vois bien ce que ça peut avoir d’égocentrique dit comme ça mais je me rends compte, aussi, qu’ils n’en savent rien. Ils pourraient, certes. Mais puisque je ne sais pas non plus d’où ils viennent… Je ne serais pas si blessée par leurs regards si j’avais confiance en moi. Je pourrais leur expliquer calmement, plutôt que de sortir mes pics. Alors si je devais formuler une intention pour l’année prochaine, ce serait de ne pas prêter d’intentions, justement, à ceux qui croisent mon chemin.

Je sais que ces vidéos sont fort maladroites, mais qu’importe : coupez le son, mettez de la musique… Ce qui importe, ce sont les vagues ;)

J’hésite un peu sur la façon dont clôturer ce billet, mais je crois que je vais opter pour un morceau enthousiaste, parce que quels que soient les échos qui m’ébranlent, j’ai envie de terminer par quelque chose de motivant, parce que je suis motivée, et heureuse, et que je nous souhaite, à vous et moi, une année metal :)

J’ai choisi la vidéo avec un son pourri, parce qu’ils ont des moustaches de chat, portent des kilts et qu’ils ont l’air heureux ! (regardez-moi le bassiste ! (? – celui qui a le moins de cheveux ?))

Je vous souhaite d’être aussi heureux (et sexy, mon dieu) que Netta Skog avec son accordéon ! Et parce que cette chanson a clairement un air d’Ennio Morricone, j’espère que votre vie – et la mienne – posséderont un petit souffle épique !

 

Billet précédent : | Billet suivant :


2 réponses à “Bilan 2018 – ce qui nous fait avancer”

  1. Esther dit :

    C’est toujours très agréable de te lire, de te voir mêler mots, sons et sensations.
    Je comprends tellement ton rapport aux enfers et à la mer. J’ai un peu les mêmes, ce qui est un peu normal quand on revient de loin alors qu’on pensait ne pas revenir. Entre survivant-e-s il suffit d’un rien pour dire « moi aussi » et compatir. Indochine en est sûrement l’ultime preuve.
    Je confirme, lutter à tout prix épuise mais ce n’est pas facile de lâcher prise quand on a été « dressé » à rester sur ses gardes afin de survivre.
    Pour 2019 soyons heureuses, soyons sexy, soyons libres !

    • Nathalie dit :

      Ça me fait tellement, tellement plaisir chaque fois que tu commentes ici !
      Je suis d’autant plus honorée que je ne me sens pas à la hauteur de tes mots. Je n’ai pas vécu le quart de ce que toi tu as traversé… Enfin, c’était tellement différent, je crois.
      Je plussoie en tout cas ta conclusion ; j’ai hâte, aussi bizarre que ce soit (enfin moi, ça me fait bizarre de le dire ;)), de la mettre en pratique. J’aimerais t’écrire – de manière plus privée, s’entend -, serais-tu d’accord ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Coups de coeur

Lecture aléatoire

Billets par thèmes

En ce moment

À presque trente-cinq ans, je me suis mise à Naruto !