Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

[Carnet Bleu] Octobre

October Tide – 12 day(s?) of rainRain without end (2008). J’en connais qui ont vécu un automne encore pourri que le nôtre !

 

Je vous avoue que j’ai un peu de mal à tenir ces carnets bleus mensuels, même si je souhaite néanmoins aller au bout (autant souvent j’annonce des trucs que je ne fais pas, autant une fois que j’ai commencé, j’aime bien terminer.) L’an prochain, je conserverai le format et le rythme, je pense, mais il n’y aura plus cette dimension « découvertes artistiques en lien avec le mois ».

 

Type O Negative – My girlfriend’s girlfriendOctober Rust (1996). Voilà qui ne me rajeunit pas : j’ai dû découvrir ce titre sur un sampler Elegy !

 

En fait, ce que je trouve difficile à concilier, c’est que les œuvres dont je parle dans ces articles ne m’ont pas spécialement accompagnée durant le mois écoulé. Je les ai aimées, ajoutées à mes playlists pour les musiques, mais elles ne reflètent pas forcément mon état d’esprit – ce serait un peu forcé.

 

George Inness Début de l'automne, Montclair, 1891

George Inness, Début de l’automne, Montclair, 1891. Cherchez-le sur Google Images, vous connaissant, vous devriez aimer !

 

Ce mois-ci, je n’ai strictement rien fait. ‘fin, y’a eu les deux semaines de cours, mais pendant les vacances je n’ai ni corrigé de copies (c’était déjà fait, vous me direz), ni préparé mon dossier pour le CAPES interne, ni n’ai commencé à trier nos affaires comme c’était prévu. J’ai même pas écrit. En revanche, j’ai beaucoup lu, et me suis attachée à créer des rituels et des ambiances pour me permettre d’affronter le plus sereinement possible l’hiver qui s’annonce. Je ne me souviens pas de la dernière fois où nous avons eu un automne aussi sombre et pluvieux !

 

October Falls – At the edge of an empty horizonThe plague of a coming age (2013)

 

Cette entrée dans la morne saison m’est l’occasion de vœux pieux et de remises à plat. Au rythme où je vais depuis quelques mois, je sais que ma santé va se dégrader. Il faut que je trouve en moi les raisons qui me ramènent toujours au bord de l’abîme, et celles qui pourraient m’en éloigner. Jusque-là, je jouais les funambules, mais j’ai l’impression que ça fait quelques temps que je ne suis plus debout sur le fil mais en train de tomber. Je ne m’en étais même pas rendue compte. Ma politique de l’excès a très bien fonctionné : je n’ai plus rien affronté, je n’ai rien ressenti. Je n’ai donc rien créé non plus, et je me sens tout simplement épuisée et vide.

J’ai compensé tout de même : tout le long de ma très lente chute, j’ai laissé des balises et des garde-fous. Il y a un escalier.

 

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