Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

La bande originale part.1

Le midi sur France Inter, il y a Nagui et ses invités intellos parisiens qui viennent se faire lécher les bottes pendant une heure et demie. Je déteste cette émission. Néanmoins, il y a un passage que j’aime beaucoup, et qui en justifie le titre : l’animateur revient sur les moments-clefs de la carrière de ses convives, et ils indiquent quel morceau est représentatif de cette partie de leur vie. Je me suis dit que j’allais essayer de faire pareil.

J’ai vraiment envie de tenter un truc du genre « une année, une chanson » alors ça risque d’être trèèèèèès long. On va voir :) [Edit : je vous balance dix ans d’un coup et je fais une pause, d’accord ?]

1995

Le 19 septembre 1995, j’ai onze ans, et je viens de rentrer en sixième. Mylène Farmer fait paraître XXL.

C’est le début d’une histoire que vous connaissez déjà fort bien, donc je n’en dis pas plus !

1996

Je suis en 5e. Ce sera une année difficile, peut-être même plus que la 4e, année où je rencontrerai Julia. Pour l’instant, ma meilleure amie s’appelle Héloïse et elle est fan des World’s Apart. Clémentine, c’est les Backstreet Boys, si je me souviens bien. Lauriane adule les Hanson. Et moi… Moi, c’est Boyzone.

Et franchement, je suis vraiment ravie de partager avec vous ce clip que je vois pour la première fois. C’était ma chanson préférée de l’album (A different beat), sorti le 28 octobre de cette année-là. N’est-ce pas magnifique ? J’ai quand même bien hésité avec leur reprise de She moves through the fair, mais ce ne serait pas très honnête : j’adore toujours cette chanson, mais ce n’est pas la faute de Boyzone ;)

Je me souviens à quel point ce que nous ressentions en écoutant ces groupes était fort, intense même. On se pâmait devant eux. Cet album, je l’ai écouté des dizaines de fois, il me réconfortait autant qu’il m’enchantait. C’est dingue, et ça m’attendrit un peu, aussi.

1997

J’hésite un peu, pour 1997.  Afin de respecter les dates de sortie des albums, je vais opter pour Savage Garden.

J’ai beaucoup, beaucoup écouté cet album (que j’aime toujours, je le confesse :)) Je me suis même entraînée à chanter les couplets, et c’était vachement dur (ça l’est encore) parce qu’il va super vite !
Si j’ai hésité, c’est parce qu’à la même époque, me semble-t-il, je me suis mise à écouter pas mal de dance, et j’ai notamment acheté le Made in Sweden d’E-Type. À moins que ce ne soit en 98. Vous permettez que je vous en colle un titre ?

C’est quand même assez spé, non ? (les autres chansons sont un mix beaucoup plus banal de dance et de techno grand public, qui m’éclate toujours autant.)

C’est aussi l’année de sortie des trois singles de Sash! : Encore une fois, Ecuador, et Stay, que j’ai écoutés des centaines de fois.

1998

1998 est une année maudite. Celle des vacances en Normandie et de ce qu’on appellerait aujourd’hui phobie scolaire. Celle où je me suis haïe de toutes mes tripes.

J’écoutais la compil Ultra Techno vol. 2. Le morceau que j’ai le plus passé est certainement Eternal Rhapsody de Marino Stephano (peut-être sur le vol.3 ou 4, d’ailleurs), mais j’ai acheté B.B.E en single, c’est pourquoi mon choix se porte sur ce titre.

1999

J’ai vécu mon entrée en seconde comme une renaissance. Pour la première fois, j’étais en classe avec mes amies, Julia et Élise. En plus, nous avons eu droit à un chouette voyage d’intégration (en Normandie oO) On s’est fait de nouvelles potes, on a été exécrables avec d’anciennes. Tout semblait permis. Je venais d’avoir quinze ans et, je ne sais pas pourquoi, j’avais attendu cet événement comme s’il allait changer ma vie, comme si rien ne pouvait réellement arriver avant. Sans doute à cause de ma série préférée ces années-là, My so-called life, Angela 15 ans en français.

Toujours est-il qu’en seconde, j’écouterais Placebo.

Ce n’est pas facile de replacer les titres dans la chronologie, car les années scolaires ont eu beaucoup plus d’importance que les années calendaires. 2000 aussi, c’était ma seconde, mais puisque le titre suivant symbolisera mon année de première, je le décale.

2000

En première, je griffonnerai sur ma table : « The death of one is a tragedy, the death of  a million is just a statistic » (je ne savais pas, et n’ai su que très récemment, qu’on devait ces mots à Joseph Staline:)) Seule Natacha, qui écoutait Manson, comprendra la colère qui m’animait en écrivant cela. Il faudra encore attendre un an, avant que les gens ne voient le Columbine de Michael Moore, pour que certains viennent s’excuser auprès de moi (mais genre vraiment, des gens sont venus me voir et m’ont dit « désolé, en fait c’est un mec bien. » oO)

2001

Notre classe de première L a réalisé un film cette année-là. Saez, c’était ma chanson. Elle aurait eu sa place en 99, l’année de sa sortie, mais c’était encore une fois en octobre, donc je pense qu’elle a occupée bien plus mon année 2000-2001 que la précédente.

En 2001, j’ai perdu Julia et Élise, j’ai trouvé Anne-Lise et puis je l’ai perdue aussi, plus tard. En 2001, j’écouterai Jours étranges en boucles, et l’année suivante aussi, d’ailleurs. (dois-je préciser que je ne supporte plus ni sa musique, ni ses textes, ni sa diction ?? « dans les cours des lycèèèèès, dans les allèèèès, dans les soirèèèès » :D)

2002

En janvier 2002, je suis en term’. J’ai déménagé en Bretagne et je me retrouve dans un grand lycée public. J’arrive tous les jours à 7h30, et j’écoute ça :

Et tout le reste de l’album live, And all that could have been, qui vient de paraître.

Et Violet Stigmata, qui vient de sortir son premier album.

2003

Je n’ai aucune idée de ce qui tourne en boucle en 2003. Tous les titres de mes années 2000, probablement. Je suis en première année de fac, et je ne vais pas en cours. Je picole énormément, je dors peu, et je sors avec Mylène. On apprenait le suédois avec une méthode assimil dans sa voiture, tandis qu’on séchait. Elle écoutait surtout de la musique française – elle était fan de Renaud. Du coup, j’aurais pu opter pour Armens, mais je vais choisir autre chose, parce que c’est ce que je chantais sur la route des Gayeulles, où j’ai pris mes premières cuites :)

(Les dates de sortie des albums n’auront plus grande importance, à partir de maintenant).

Si vous préférez, il y a cette terrifiante version de Laibach.

C’est aussi l’année où j’ai découvert Hagalaz Runedance et Sonata Arctica, grâce à Ludo.

2004

Aucun doute pour 2004, en revanche. Je viens de rencontrer Mathias. Grâce à Rég’. Qui m’a aussi présenté Armel, Fred, et toute la clique. Rég’, c’est ma pierre de résurrection :) <3

2005

À partir du moment où j’ai rencontré Rég’, j’ai changé. Personne – et surtout pas elle – ne me jugeait. Forcément, ça a modifié ma manière d’interagir, et moi aussi, j’ai cessé de juger (progressivement hein, je suis pas une sainte.) Les copains écoutaient des trucs que j’aimais pas : Olivier adorait Kid A de Radiohead, album qui m’exaspère, Jeanne, du jazz, Rég’, du rock anglo-saxon bizarre (genre Franz Ferdinand). Mathias adorait Noir Désir, dont je ne connaissais alors que 666.667 Club. Pendant les vacances, je m’ennuyais de lui ; je me suis fait une compil’ de chansons qui me le rappelaient.

 

Bon, ça fait dix ans. Dix looooongues années, des boysbands au rock en passant par la techno et le goth. C’est à la fois hyper symbolique et très lacunaire, c’est marrant. L’exercice m’a obligée à passer sous silence Korn, Apoptygma Berzerk, Metallica, Pink Floyd, tous les singles de Mylène Farmer, tous ceux de Manson, Papa Roach, Linkin Park, Within Temptation, Blutengel, VNV Nation … Des tas de cases manquantes et marquantes, mais je suis tout de même satisfaite du résultat, que je trouve assez représentatif.

Rendez-vous tout à l’heure, pour dix autres années (ça risque de devenir confus, par contre, niveau chronologie !)

 

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2 réponses à “La bande originale part.1”

  1. Esther dit :

    Aaah : Pour moi aussi et pour beaucoup de mes amies aussi le lycée c’est l’époque où on écoutait Placebo, Marilyn Manson et Saez. Cette fameuse période de la vie où la souffrance se mêle à la rage, et l’angoisse se confond dans la tristesse… Si douce et si terrible.

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