Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

La bande originale part.2

Et c’est reparti pour dix ans.

2006

Je sais qu’en 2006 j’étais toujours étudiante, et que je bossais pour Mediapost, parce que Wikipedia m’informe que c’est l’année où est sorti Coup de boule, et que je me souviens très bien que ça m’a rendu complètement dingue. On était dans un hangar, on classait des pubs, et les djeunz avaient décidé qu’on écouterait NRJ, Skyrock ou Fun, je ne sais plus, je ne veux pas me souvenir. Cette année-là sont sortis tellement de titres pourris qu’il vaut mieux l’oublier.

D’ailleurs, j’ai beau chercher, je ne trouve rien que j’aie pu écouter, si ce n’est parmi mes groupes fétiches.

Deux ans que je suis avec Mathias. J’aurais jamais cru me trouver un mec. Je me rappelle souvent la manière dont on s’est rencontré, ce moment, dans la chambre d’Armel, où on a dit en même temps : « parce que c’est maaal », et que j’avais tellement pas confiance en moi, et tellement l’habitude qu’on se foute de ma gueule (ouin ouin, je sais), que j’ai pas osé lui dire la première d’où je sortais ça. Alors il m’avait répondu « bah, c’est dans Buffy » et j’avais vécu un genre d’épiphanie, parce que le mec qui non content de connaître et citer Buffy, aimait aussi Marilyn Manson (c’est comme ça qu’Armel me l’avait « vendu »), il était forcément fait pour moi. Donc, pour 2006, je choisis un morceau qu’on a écouté dans son gourbi sous les toits, là où j’ai eu des hallucinations, là où les cloches de Notre-Dame (de Guingamp, évidemment) résonnaient le dimanche et désordonnaient mes rêves sans vraiment me réveiller.

Ç’aurait pu être un Noir Dés’, cela dit, un extrait de Veuillez rendre l’âme.

2007

Vraiment, je galère sur cet entre-deux qui précède le voyage à Québec. J’ai l’impression de n’en avoir rien retenu. Je pense que c’est parce que j’y ai beaucoup ressassé. Je terminais mes études, un double cursus dont j’avais entamé la seconde partie sur le tard, notamment pour retarder l’échéance. Je trouverais sûrement plein de choses à en dire si je compulsais mes carnets, mais je ne suis pas persuadée qu’une mélodie particulière s’en détacherait. C’est pourquoi je vais opter pour un morceau que j’ai peut-être écouté plus tard, mais qui est sortie cette année-là, et que j’ai adoré, et que Mathias et moi avons écouté en boucles.

2008

2008 en revanche, c’est facile :

Le matin jusqu’à 10h, je fais le ménage à la Fnac. Nous habitons à Noël du Fail, puis au square du Roi Arthur. Après la Fnac, je vais à la librairie Critic, où j’effectue mon stage. J’entends toujours Memorias Atras quand je passe le pont sur le canal Saint-Martin. Je lisais Léa Silhol.

 

2009

Pas de Spotify, à l’époque, et dans mon souvenir on utilise encore assez peu Youtube (me trompé-je ??) J’ai un abonnement LastFM, et j’y entends Amduscia pour la première fois. Pas Madness, qui vient de sortir, mais leur deuxième album, From abuse to  apostasy, sur lequel se trouve ceci :

2010

Désolée pour le son pourri, mais 2010, c’est Rammstein sur les Plaines d’Abraham.

Ainsi que Maiden :

Et c’est l’année où est paru Tiempos de furia, et oui, je sais que j’ai dit « une année, une chanson », mais 2010 était dingue, et je ne peux vraiment pas zapper un seul de ces titres.

C’est logique, en même temps, que je me souvienne aussi bien de l’année où j’ai tout quitté, et appris plein de trucs.

2011

Un petit peu de reconstruction ici, si vous voulez bien. En 2011, nous avons quitté Québec pour nous embarquer dans un road-trip sur les routes étasuniennes. Le blog s’appelait alors Outside the Box et j’y avais partagé un morceau de Mylène Farmer, C’est dans l’air, parce qu’elle y chante :

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est millénaire
S’enivrer
Coïter
Quid de nos amours passés

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est salutaire
Sauf qui peut
Sauve c’est mieux !
Sauf qu’ici, loin sont les cieux

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est nucléaire
On s’en fout
On est tout
On finira au fond du trou

Mais il me faut quelque chose qui évoque la route, les States, l’horizon à perte de vue et un certain je-m’en-foutisme. Alors ce sera AC/DC.

2012

Un an plus tard, on partait en Australie. Entre temps, néanmoins (parce que ma vie n’est curieusement pas le conte de fée que j’aimerais écrire), on a habité à l’Alma, à Rennes, où on s’allongeait sur le tapis pour écouter ça :

2013

Je note qu’à cette date, je vous ai informés de la publication de Plus jamais le soleil, qui est toujours… en cours de publication.

Sinon, en 2013, nous avons décidé de rester en France. Je suis devenue prof, j’ai abreuvé Mathias de commentaires sur mes journées, il n’en pouvait vraiment plus. Faut dire que j’étais terrifiée. Je faisais deux heure et demie de route par jour, pour faire Treffendel-Sarzeau-Treffendel (ça avait mieux débuté, par un Tour du Parc – Josselin), et je me souviens qu’un jour, André Manoukian nous a fait découvrir ça :

2014

Je ne ressens strictement rien à propos de 2014, je trouve ça un poil terrifiant. J’ai pourtant emménagé à Guingamp, visité Cabourg… Mais même à relire mes billets de l’époque, rien ne me vient. Je sais toutefois que c’est l’année où j’ai écouté Rabia Sorda.

Et je le fais toujours, même si écouter ça en conduisant… c’est la porte ouverte aux excès de vitesse !

2015

Le Bataclan, c’est la seule chose dont je me souvienne bien. Déjà quatre ans, bordel ! J’ai re-parcouru les billets de l’année, pour vérifier. J’ai essayé. J’ai appris la sérénité en fragments. C’était joli, 2015, jusqu’à novembre.

Il faut absolument que je revois ce film – qui n’est pas « joli ».

 

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2 réponses à “La bande originale part.2”

  1. Esther dit :

    Wouaah ! Je savais pas que tu avais autant voyagé !
    Avec cette nouvelle liste musicale on voit clairement ton évolution, tes goûts sont à la fois super éclectiques et pourtant y a un certain fil conducteur. Je trouve que ça démontre une certaine maturité (on sait ce qu’on aime mais on continue d’explorer et de découvrir).

    • Nathalie dit :

      Oui, on s’est un peu baladés, à une époque. Ce qui a rendu ça possible, c’est que mon compagnon a beaucoup taffé dans cette optique. Une fois à Québec, on a tous les deux très bien gagné nos vies – pourtant, j’étais caissière, mais la demande en main d’œuvre est forte, là-bas (à tel point qu’avec mon CV plein de missions d’intérim en usine, on m’a dit que j’étais surqualifiée oO)
      Après quoi, c’était facile de partir aux États-Unis, parce qu’on était pétés de thunes, selon nos critères. On a tout flambé, mais ça valait le coup :)
      L’Australie, ça été plus compliqué, on y a misé toutes nos économies, et on n’y a pas trouvé de travail, et on est revenus sans le sou. D’où notre installation définitive en France, et ma reconversion professionnelle.

      Je prends ce que tu me dis comme un compliment ! Je suis tout à fait d’accord, je vois bien le fil conducteur qui relie ces différents titres.

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