Le Carnet Orange

Carnet de voyage, attrape-rêves, à spirales, bleu, parfois orange, grimoire, autel des sacrifices, feuilles volantes, capturées et aplanies

2020

Je ne sais pas quoi écrire à propos de 2020, et je trouve que finalement c’est ça qui est représentatif. Je ne me le suis avoué qu’en lisant le bilan du Nano de Magali Lefebvre. J’ai perdu la foi. Je pense que si je devais ne mettre en chantier qu’une seule chose, l’année prochaine, ça devrait être ça : découvrir où sont passés les mots. Ce n’est pas l’envie d’écrire qui me manque, sinon cela ne me tarauderait pas autant. Ou est-ce que je m’y accroche par habitude ?

lune
Le fait est que je ne peux pas me concevoir sans l’écriture. Dans tous les sens que cela peut prendre : je ne sais pas me comprendre sans écrire, pas plus que je ne peux m’imaginer vivre sans écrire. Si ça se trouve, c’est ça, le problème. Peut-être que je suis terrifiée à l’idée de devenir quelqu’un ou quelque chose d’autre, parce que je suis incapable d’envisager qu’arrêter d’écrire soit autre chose qu’un terrible échec, le pire auquel j’aurais pu être confrontée. Si j’arrête d’écrire, alors j’ai complètement, totalement raté ma vie.

Mais là n’est pas l’objet de ce bilan. Cette question existentielle, je l’emmène avec moi. Monsieur Doute et moi, on se confrontera quand ce sera le moment, pendant les vacances, et on verra si on continue de s’affronter, si on s’apprivoise ou si on se sépare.

Sur le blog et ailleurs

Top 5 en 2019, top titre en 2020. Il pourrait bien l’être encore en 2021 ; j’assume !

Les 25 et 26 janvier, Mathias, ma famille, mes amis et moi, nous avons déménagé. Évidemment, ça ne sous-entend pas qu’on ait emménagé tous ensemble, ils n’ont fait « que » porter des meubles et manger des pizzas. Mais j’ai vraiment aimé que se mélangent ces différentes sphères le temps d’un week-end. J’ai aimé l’admiration surprise de mon père et de sa compagne quand ils parlaient de Fred. « Qu’est-ce qu’il est drôle ! C’est incroyable, cette faculté à raconter ses histoires ! Il a fait le show toute la soirée ! » C’est vrai qu’ils ne s’étaient jamais rencontrés, alors que Fred est une des personnes les plus importantes de ma vie. En août, on en pendu la crémaillère, il n’y avait pas tout à fait les mêmes personnes, mais toujours l’impression d’un puzzle enfin assemblé.

Février, c’était un peu la lassitude, mais je ne tiens pas à m’y arrêter : c’est le dernier mois d’hiver, je ne l’ai jamais beaucoup aimé. J’y suis toujours, il me semble, prête à sortir mes pics. Oui en fait c’est ça : février, c’est un porc-épic.
C’est là que j’ai commencé à perdre le goût d’écrire, et puis bon, c’est l’anniversaire de ma mère – maman, voilà que je n’arrive plus à écrire « ma mère », depuis que j’ai remarqué que je ne l’avais jamais appelée maman avant qu’elle meure.

C’est très étrange, avec le recul, de me souvenir que mars a été marqué par le début du confinement. Ça fait presque un an qu’on se traîne cette saloperie ! Pour moi, ça ne pouvait pas tomber mieux… Faire rimer printemps et prends ton temps, plus qu’un réconfort, c’est un idéal ! Ça n’a pas si bien commencé que ça, il a fallu m’ajuster. C’est en février que j’ai commencé ma longue descente aux… dans Skyrim. J’en tirerai les conclusions qui s’imposent – ou pas –, mais pas ici, pas maintenant. En février-mars, j’ai essayé plusieurs fois de rédiger un billet post-anxiété, quelque chose comme « trois ans après que l’anxiété… » Sans succès. Je ne m’en sentais pas si légitime que ça. La vieille culpabilité ne cesse de s’inviter.

Avril, avec le confinement qui durait, je me demande si ça n’a pas été mon mois préféré. Il y avait du soleil sur le parquet, j’apprenais mes hiragana et je lisais deux heures par jour. J’ai écrit un brouillon d’article à propos de Guingamp et de pourquoi j’adorais vivre ici, mais j’ai pas réussi à le finaliser. L’année prochaine, qui sait ?

Je suis un peu surprise de n’avoir pas plus écrit au mois de mai. On a repris le cours « normal » de nos vies, je crois. Et puis j’ai publié cet article à propos de ces hommes que j’aime bien, pour ma part. C’était au début du mois, ça a dû jouer dans ma non-motivation à publier quoi que ce soit d’autre.

pâquerettes

Après, il faut attendre le 6 août pour lire un nouveau billet… Les raisons, je n’ai pas su les écrire, pas ici, parce que… j’essaie d’être plus nuancée, ici. J’essaie de donner du sens à ce que je fais. Même si parfois ça gicle, ça déborde. Mais les sursauts, les hurlements qui n’apportent rien à personne, je les ai gardés pour Paradize. En juin, j’ai rencontré Thierry ; c’était décisif, essentiel. Et il y a eu Stéphanie. Tu vois, j’arrive même pas à l’écrire (je te dis même « tu », un gimmick de Paradize) : en juin, Stéphanie a enterré son compagnon. Alors j’ai beaucoup écouté Nachtblut et rien écrit. Enfin, si. J’ai ajouté plein de pages à ma fanfic et quelques autres à… au truc le plus personnel que j’ai jamais écrit. Je crois que j’ai déjà dit ça, vu que je radote beaucoup, mais j’ai jamais écrit quelque chose de plus intime que mes fictions. C’est pour ça que je ne les fais pas lire.

Fin août, c’était la rentrée, et je dois avouer que j’étais très surprise et très heureuse des commentaires que mon billet a suscités. Je me savais lue par une poignée de personnes, j’ai aimé en découvrir d’autres, et j’ai adoré que vous entreteniez ma passion par vos propres engouements.

Après, les choses ont un goût de déjà-vu, ceci dit je suis heureuse de constater que je n’ai pas perdu pied comme avant. Octobre, malgré Samuel Paty, ne ressemblait pas à l’après-Bataclan ni à l’après-Charlie. Mieux entourée, plus confiante et donc plus sereine, j’ai vécu un beau mois d’octobre et même un beau mois de novembre. Je ne renie pas la fatigue ni le découragement, mais je ne vois pas de raison de m’y attarder. Avant, je pensais qu’il fallait toujours être en mouvement. Je croyais que je ne pouvais pas me permettre de ne pas décortiquer, analyser ce que je ressentais, parce que j’avais peur de me rigidifier, justement. Je me disais que si je ne dépassais pas mes mécanismes, je leur serais nécessairement soumise. À présent, et c’est peut-être un tort, je me dis qu’il est bon d’accepter certaines choses, et que les reconnaître ne signifie pas s’y soumettre. Au contraire. J’ai l’impression que ce qui fait la différence, c’est la conscience. Je me sens moins épuisée et je suis moins amère maintenant que je sais que le tourne-disque est rayé. J’ai même la certitude que le savoir et l’admettre facilite ma guérison. C’est peut-être con, mais… C’est plus simple que de lutter. Avant, j’avais l’impression d’une fatalité. Maintenant, c’est juste un constat.

Décembre n’est pas fini mais il est peu probable que j’écrive un autre billet cette année. Covid et circonstances familiales obligent, ce sera la première fois de ma vie que je ne consacrerai pas cette quinzaine à la famille et aux amis. L’occasion rêvée d’une mise à plat. J’en ai envie, en tout cas.

Il y a quand même quelque chose *d’un poil* dérangeant au fait que ce ne soit que le deuxième morceau de ma playlist annuelle.

D’un point de vue culturel, c’était parti pour être une très mauvaise année. J’ai mis du temps à réaliser que c’était à cause du déménagement. Je culpabilisais, alors que bon, pendant deux mois nous avons consacré nos week-ends à défaire les cartons et construire des étagères. Comme je me sens très bien chez moi, j’oublie souvent que ça a été très galère, de déménager en période ouvrée !

Finalement, j’ai lu dix-sept romans et vu dix-neuf films (plus trois séries.) Comme j’ai encore passé je ne sais combien d’heures sur Skyrim et Summoners War, je ne trouve pas ça si honteux, personnellement.

été

Les livres

Cette année, je ne ferai pas de palmarès, je pense, mais j’envisage toutefois de vous livrer quelques commentaires. D’ici là et au cas où je me dédirais, voici la liste des bouquins que j’ai lus cette année. Ah et comme je souffre d’un incurable complexe d’infériorité, face à des gens qui ne sont pas fonctionnaires et lisent deux fois plus que moi, j’ai indiqué à quelle date j’avais fini lesdits bouquins quand je l’avais notée, pour prouver (sachant que je n’en lis qu’un à la fois) que je lisais vite et beaucoup, quand je voulais:D

01. Stefen Wulf – Niourk
02. (8 avril) Albert Camus – La peste ♥♥♥
03. (10 avril) Peter V. Brett – Le trône de crâne (le cycle des démons, t.4 – 908 pages, steuplaît – nan mais lui je l’avais commencé avant Camus) ♥♥♥
04. (22 juillet !?) Stendhal – La chartreuse de Parme
05. Alain-Fournier – Le grand Meaulne (relecture) ♥♥♥♥
06. Françoise Sagan – Des bleus à l’âme ♥♥♥
07. Franck Thillier – Rêver
08. (4 août) Alain Damasio – Les furtifs ♥♥♥
09. (6 août) B. Michael Radburn – L’arbre aux fées ♥♥
10. (5 octobre) Dmitry Glukhovsky – Metro 2033 ♥♥
11. (9 octobre) Stephen King – Le corps
12. (12 octobre) Franck Thilliez – Il était deux fois ♥
13. (30 octobre) Ruth Rendell – L’arbre à fièvre ♥♥♥♥
14. (15 novembre) Jacques Champereau – La nuit est mon royaume ♥♥♥
15. (16 novembre) Bernard Lanteric – La nuit des enfants rois (relecture) ♥♥
16. (20 novembre) Émile Zola – Thérèse Raquin
17. (27 novembre) Louis Pergaud – La guerre des boutons ♥♥

Et j’ai lu pas loin de la moitié des Travailleurs de la mer, j’ai bon espoir de pouvoir l’ajouter à mes lectures de 2020 !

Aujourd’hui, des élèves m’ont dit « mais, madame… en vrai, c’est bien, La peste ! » Eh ouais, c’est fou, hein ?

concarneau

Les films

Promis, plus jamais je vous refais une liste commentée interminable comme l’année dernière ! Quand je pense que je vous en ai infligé quarante-sept… Et y’avait des séries… Mais qu’est-ce que j’ai glandé, l’année dernière, pour avoir le temps de regarder autant de trucs ? Ou alors : mais qu’est-ce que j’ai foutu, cette année, pour en avoir regardé si peu ?
(à l’exception de The Crow et de Run with the wind, c’est que du Netflix.)

1. The Crow – Stairway to Heaven (série) ♥♥
2. La marque du diable ♥♥
3. Split
4. Chez moi ♥♥
5. Spinning out (série)
6. Mad Max Fury Road ♥♥♥♥
7. Eeri ♥♥
8. The Secret
9. Jonas
10. Annihilation (encore) ♥♥♥
11. Get Out
12. A cure for wellness ♥♥♥
13. I’m thinking about ending things
14. Le rite
15. Kadaver ♥
16. Don’t breathe – La Maison des Ténèbres
17. His House ♥♥♥♥
18. May the devil take you ♥
19. Prémonitions
20. Annabelle
21. Le prestige ♥♥♥
22. The Hauting of Bly Manor (série) ♥♥♥
23. Run with the wind (série animée) ♥♥♥♥

la lumière dans les branches

La musique

La playlist annuelle que m’a concoctée Spotify ne dit pas que j’ai ajouté Yannick Noa et Benjamin Biolay à ma capsule temporelle, or, vous en conviendrez certainement, c’est creepy. Je vous les mets, pour la peine.

Tu vois Eli, pour échapper aux algorithmes, il suffit d’écouter Radio Bonheur en conduisant… mais, après avoir entendu ça, le souhaites-tu encore ? ;P

Le pire c’est que, sans déconner, « t’es belle comme une voiture volée », c’est le truc le moins féministe que j’aie entendu cette année.
(Je renonce. Je ne saurai jamais s’il faut employer l’indicatif ou le subjonctif dans cette phrase.)

Et puis, quoi ? Thierry me faisait part de son inquiétude face au désintérêt manifeste de notre époque pour la langue, auquel j’ajouterais un mépris évident pour les faits avérés, un amour pour la simplification et un désir ridicule de « plaire aux masses ». Ce ne sont pas les masses que je juge ridicules, mais les tentatives de nos « intellectuels » de nous parler via les médias les moins appropriés qui soient. Je pense beaucoup à Farhenheit 451, ces derniers temps. Quand je vois des blogueuses que j’apprécie se mettre à faire de la vidéo « parce que c’est ce qui marche en ce moment. » Quand j’en vois bifurquer pour Instagram, « plus immédiat, plus percutant ». Au zapping, j’ai vu ce connard de Charles Consigny se désoler « qu’avant, on avait des De Gaulle, des Seguin [et je ne sais qui] », alors que maintenant on avait Marlène Schiappa. C’était assez représentatif de mon sentiment actuel : je vis à une époque où n’importe quel glandu peut donner son avis sur n’importe qui et n’importe quoi (en s’estimant TRÈÈÈÈÈS au-dessus de « la masse », bien évidemment.) Je n’évoque même pas le fait que Shiappa, comme la moitié du gouvernement, se fassent les complices de Hanouna et Ruquier, entérinant le fait que tout se résume désormais à un show malaisant dans lequel des gens sans compétences ni vision se succèdent sans le moindre souci de vérité ou de hiérarchie. Quand j’ai vu Gabriel Attal chez Hanouna, j’ai admis que si c’étaient pour les voir valider un tel niveau de nullité intellectuelle, je ne voterais plus pour aucun candidat ni parti. Je pense aux murs des appartements décrits par Bradbury, affichant en permanence des informations réduites à des images et des slogans. Mais à part ça, on se prétend une espèce supérieure.

rivière boueuse

Je me suis demandé pendant longtemps si j’avais envie, si j’avais le devoir, peut-être, de partager de telles réflexions. Et je pense que oui, en un sens, ne serait-ce que pour participer à préserver la possibilité d’un autre discours. J’ai le droit d’être en colère ou de n’être pas d’accord, j’ai le droit d’avoir peur et j’ai le droit de le dire. Mais ça s’arrête là. Ça s’arrêtera là. Je me retire. Je ne lis plus de blogs militants non par ennui d’être contredite mais par lassitude des avis tranchés. On se moque des complotistes, mais beaucoup de gens, dès qu’ils sont portés par une idée, refusent que la réalité puisse être complexe. Que le monde ne conspire pas, justement, à leur donner tort ou à les invisibiliser. C’est juste que ce n’est pas aussi simple.

Ça fait dix-huit ans que j’ai eu dix-huit ans et finalement rien n’a changé. Je n’aime pas le monde dans lequel je vis. Quand j’étais jeune, j’étais nostalgique d’une époque que je n’avais pas vécue. Belle Époque, Antiquité grecque, ou alors civilisation disparue, amérindienne, égyptienne ou mésopotamienne. Mais je me méprenais. Si j’étais née en ces temps-là, je n’aurais pas été celle que je suis. Et même si je l’avais été ! Je n’aurais sans doute pas été plus heureuse, j’aurais sûrement trouvé les gens tout aussi cons.

crépuscule

Je me suis toujours sentie à part et aujourd’hui j’ai envie que ça devienne une force motrice, pas un regret ou une interrogation. Je veux faire ce qui me semble juste et devenir une personne digne de mon admiration. Je sens bien que la formulation est maladroite, mais comment dire ? Je ne veux pas être quelqu’une qui fait des reproches aux autres mais tombe elle-même dans des travers qu’elle n’assume pas. Je veux pouvoir me dire que j’occupe la place que j’estimais devoir être la mienne. Je n’aime pas le monde ? Soit. Eh bien je ferai en sorte d’être ce que je voudrais que les gens soient. Je veux être franche mais pas mesquine, bienveillante mais ferme. Je veux être souriante, plus à l’écoute, et être capable d’assumer mon impuissance. Mes combats ne sont pas ceux des autres, mes incompréhensions ne les concernent en rien. Ils ont le droit d’avoir leurs révoltes, et d’ailleurs même quand elles manquent de nuances, elles font avancer les choses. Si je ne suis capable ni de les comprendre ni de les soutenir, je peux aussi me taire. Je fermerai mes écoutilles parce qu’évoluer à la lisière fait de moi une meilleure personne. J’ai envie d’être quelqu’un sur qui on peut compter, ce qui n’a jamais été le cas. Pour ça, je dois rester calme et centrée.

parc désert
J’étais bonne au sprint, quand j’étais gosse. Je courais comme si perdre m’était inconcevable, sans respirer, d’une traite. J’aimerais que la suite de ma vie ressemble plus à une course de fond. Rester focus, déterminée, patiente. Et ouverte. Transpercée même, parce que c’est putain de beau, dehors : certaines personnes, la mer, les crépuscules, la musique, les histoires, les possibilités, les défaites et les victoires, le chant des oiseaux, le vent et le soleil qui caressent la peau, tout ça m’a toujours fait vibrer, et c’est là que je veux puiser ma force, c’est ça qui me permettra de devenir qui je suis, puis de recommencer.

ciel embrasé

 

*

 

Je suis heureuse de finir ce billet un 21 décembre. C’est la première fois de ma vie que je réalise que l’hiver est une renaissance. La nature n’est pas mourante, elle se prépare. Demain, la nuit la plus longue sera passée. Demain, après nous être dépouillés, nous commencerons à dormir et à emmagasiner l’énergie nécessaire au renouveau. Demain, c’est un nouveau cycle qui commence.

Je vous souhaite un excellent début d’hiver. Reposez-vous. Engrangez. Le printemps est déjà là, au fond de nous. Il faut juste lui laisser le temps d’advenir. Prenez soin de vous. Je vous dis à bientôt, de l’autre côté <3

 

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Une réponse à “2020”

  1. Eliness dit :

    Merci d’avoir partagé ton 2020 à toi, j’aime beaucoup lire comment d’autres ont vécu l’année et les éléments qui les ont traversés.

    Tes derniers paragraphes me plaisent dans leur forme d’apaisement, d’autocompassion même, d’aplomb finalement. Ils me font penser à cette citation qui m’habite beaucoup ces derniers temps : “You must allow yourself to outgrow and depart from certain eras of your life with a gentle sort of ruthlessness.”

    (PS : La BO de Skyrim est rentrée dans mon top 5 de l’année d’après Spotify ;) )

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