Le Carnet Orange

Les univers parallèles #5

Some good things have happened.

Les films

 

The Occupant m’a fait penser à Annihilation et à Graham Joyce. C’est un peu prise par surprise que j’ai pleuré à la fin, alors que tout le film se dirigeait vers là. Je ne sais pas trop quoi dire d’autre que ces deux références très importantes dans mon univers mental, si ce n’est que les paysages… et la musique.

 

Something very bad is going to happen (Un très mauvais pressentiment)
C’est l’épisode pilote le plus intrigant qu’il m’ait été donné de voir depuis un sacré bout de temps !
Évidemment, ép 2, apparait un « guide des rituels surnaturels », ce qui est fort dommage, vu la qualité de la série jusque-là. Excellent second épisode, cela dit, qui me balade comme il veut, c’en est limite agaçant.
Ép 3, les petites touches d’humour savamment disséminées depuis l’ép 2. J’aime. C’est oppressant as fuck. Ce dialogue, à 14min… Putain… C’est pas du Flanagan, pas du tout le même style. Zéro poésie et beaucoup de cynisme. Ça te plairait, Eli. Moi, ça me… secoue, à la fois comme j’aime l’être et à la fois pas du tout. J’aime pas qu’on soit gentil avec moi, sur ces sujets. Je m’entendrais presque (je modifie le dialogue, très légèrement) : – Ma mère était malade avant que je ne sois assez grande pour le réaliser, alors…
– Je sais que tu as grandi comme ça. Mais ce serait naïf de penser que parce que tu l’as toujours connue comme ça (morte, dans le dial original), tu n’as pas à gérer tout ça. Ça ne disparait pas quand on ferme les yeux (là je n’ai rien modifié. Dans la suite non plus.) Tu n’existe pas juste comme ça, tu viens de quelque part, et quand tu mourras tu laisseras ce quelque part derrière toi. Il n’y avait plus rien ? Il y avait toi, c’est toi, ce qui reste.
Ép 4 J’aime pas trop comment ça tourne, toute l’ambiguité abandonnée au profit d’une malédiction super con, quand bien même elle est dévoilée par un personnage et dans une ambiance fort lynchiens.
Ép 6 Beaucoup trop RP, l’effraction dans les bureaux municipaux. Le genre de trucs qui ne fonctionne qu’avec un meuj qui s’arrange avec un bon jet de dés.
Katyh Harkins, morte le 22 août. Cette série me parle, je t’ai dit. Je sais juste absolument pas de quoi. Ceci dit, plus ça avance, plus l’héroïne est con. Dès qu’elle trouve deux événement concomittants qui vont dans son sens, elle déclare d’un ton profond « ça, ce n’est pas une coïncidence ». Ben si chérie, potentiellement, c’en est une. Enfin, évidemment que non, puisque c’est le scénar. En revanche, la réal est vraiment cool. Elle convoie une tension et un symboliques qui ne mettent jamais les pieds dans le plat.
Ép 7. Je. DETESTE le bruit que font les gens qui s’embrassent.
Les personnages qui s’essentialisent tout seuls, ça m’agace un peu, je dois dire (je suis maudite, je suis maléfique, blablabla…)
Ép 8. Quand j’écoute les magnifiques vœux qu’ils s’échangent, et surtout ceux de Nicky, je me dis qu’ils sont la cause de beaucoup de divorces : formuler de telles choses à voix haute, c’est se foutre une pression de dingue. Surtout quand tu annonces ça devant des gens. Je crois que ça peut détruire une personne, en fait. Alors qu’il « suffit » d’en faire ta ligne directrice. C’est comme arrêter de fumer, tu sais (ou passer l’agreg’, wink wink) : je suis le genre de personne qui y arrive bien mieux si personne n’est au courant.

Cette histoire est complètement absurde, pourtant, dans la réal’, y’a des vrais moments, quasi Flanagan, dans les plans, la musique, la poésie absurde. J’ai pensé au Masque de la mort rouge, dans ce dernier épisode. Cette série m’a beaucoup marquée, à de nombreuses reprises.

 

Smile. J’adore cette licence. Elle a beaucoup de défauts, mais le concept est terrifiant. En revanche, le trope de la meuf qui passe évidemment pour une cinglée, parce que c’est exactement ce dont elle a l’air, alors qu’elle est PSY nom de dieu, littéralement formée à ne pas prêter crédit à ce que ses patients lui disent, et qui par la suite s’exprime exactement comme eux et vitupère parce que personne ne la croit… ça m’exaspère.
Ah et le fait que les gens dans les films croient que l’électricité c’est magique, et tentent à plusieurs reprises d’allumer la lumière dans une baraque abandonnée. A fortiori quand c’est la sienne, à la meuf, de baraque, en fait. Elle sait pas qu’elle paie plus les factures parce que sa mère est morte, ou ?
J’aime, par ailleurs. Le secret de Rose. Si humain. Si crédible. Si facile à comprendre. En tout cas, moi je comprends. Je crois que j’aurais fait pareil.
C’est peut-être ça, que j’aime autant dans cette histoire, quand j’y pense : le sourire du traumatisme. Ce putain de Fucking sourire tellement cynique, celui d’Angoisse à son paroxysme, parce que toujours elle se drape de cynisme. C’est vrai, c’est tellement drôle, quand on y pense. A l’insignifiance, et à l’incompréhension des autres. A mourir de rire, vraiment.

« But, Rose… Your mind… makes it real ».

 

The autopsy of Jane Doe était vraiment bien. Effrayant avec peu de moyens, pas dans la surenchère.

 

Strange Darling fonctionne parce qu’il joue avec nos habitudes et nos présupposés. On se fabrique un récit à partir de ce qu’il nous donne et… on finit par s’apercevoir qu’on a rempli les blancs, et qu’on s’est laissé piéger par nos biais.

 

Le livre

J’en ai trois en cours, dont deux que j’ai laissés tomber pour lire La forêt des oubliés, dont j’ai parlé sur Les Chemins de Naivara et sur Babelio.

Le rêve

3 juin : je feuillette un manuel de français niveau quatrième ultra-gore. Ça parle de « la vengeance de Bérénice » (j’ai jamais lu la pièce de Racine et c’est la seule que ce prénom m’évoque) et les illustrations sont un monceau d’entrailles et de sang qui court sur la double page.

La musique

Push – Transe Fixation

Sunbeam – Outside World

Commentaires

  1. Ambre dit :

    La musique Outside World (j’adore) me fait penser à un autre morceau qui doit avoir 15 ou 20 ans, et… je ne me rappelle plus ce que c’était. Ca m’agace le cerveau.

    1. Kalys dit :

      Le morceau date de 94, t’es sûre que tu l’avais pas juste déjà entendu ?
      Bon, en même temps, c’est de la techno, donc ils se reprennent tous les uns les autres et samplent à tout va…

  2. Ambre dit :

    Ce n’est pas exactement ça, juste des passages identiques. Du coup c’est peut-être simplement le même auteur qui s’est plagié (je te rejoins, ils se reprennent un peu tous)

  3. zofia dit :

    Je n’ai pas vu Smile, je me demandais si c’était bien justement. Je viens d’ajouter Un très mauvais pressentiment et j’aimerais vraiment voir The occupant, il est sur quelle plateforme ?

    1. Kalys dit :

      Actuellement, The Occupant est sur Shadowz (il y a un film dont le titre anglais est le même sur Netflix mais malheureusement, rien à voir.)

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