Je suis si fatiguée que je commence à me rappeler à quoi ressemblaient les jours quand j’étais en première année de fac.
Quand tu tires trop sur la corde, arrive un moment où t’as plus sommeil. C’est fascinant, un peu. J’ai l’impression de me pétrifier. Tout en moi est tendu, lourd, sauf l’esprit qui passe d’une idée à l’autre comme une boule de flipper et non, je ne mets pas la musique, je suis toujours en trip technoïde.
Lundi et mardi, il y avait des ouvriers chez moi pour installer le refroidissement sur la pompe à chaleur. Il était prévu dès le départ, il avait été oublié et on s’était dit « en Bretagne c’est pas si grave ». Ben voyons.
Techniquement, on est toujours mardi, pour moi, puisqu’il est 1h du mat’ et que les jours c’est comme les matins, ça commence et ça finit quand tu le décides.
Les ouvriers sont arrivés à 8h30 chaque matin et nous on a continué à s’abreuver de bière pour se lever six heures plus tard. Ça ne nous a pas empêchés d’aller nous balader au bord du Trieux mais ce soir, après un film qui m’a sacrément remuée alors que je voulais un truc popcorn, je ne suis pas trop en état de me maintenir à flot.
Je crois que j’ai passé un bon mois de juillet. Y’a eu des jours en apnée, notamment hier parce que c’est trop bizarre d’avoir des inconnus chez soi et de pas avoir accès à son tiroir à culottes. J’ai toujours pas attaqué vraiment mes séquences BTS et j’ai obtenu beaucoup trop de succès dans Civi, mais j’ai photographié des bestioles et des fleurs, et ça, ça veut dire que je regardais autour de moi. J’me sens toujours ultra zen à défaut d’être toujours présente, et j’attends de voir ce qui va naître de mes cauchemars what the fuck et du mois d’août en général.

Tout peut arriver dans ce monde-là, même le besoin de clim en Bretagne, ici elle tourne à mort (ou presque) et je me sens vraiment très lourde aussi, pesante, et j’arrive pas à écrire, tout est bloqué, on dirait
Chez toi ça doit être un enfer que je peux à peine imaginer !