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Avoir des enfants… ou pas…

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Encore une fois, il ne s’agit pas ici de nier la fatigue et le surmenage de ceux qui n’ont pas d’enfants. Vous avez vous aussi droit à la compassion, aux congés payés, à plus de temps pour vous, à un 4/5e pour faire de la peinture sur soie. Mais ne nous en voulez pas si, quand vous vous plaignez d’être «dé-bor-dés», on a envie de vous dire d’en pro-fi-ter.

 

Extrait de « Vous n’avez pas d’enfants ? Alors arrêtez de vous plaindre d’être débordé« , un article paru sur Slate le 23 mai 2015.

 

Ben si madame, je vous en veux un peu. C’est pas sur le fond, je ne vais pas vous contredire : c’est vrai que je suis rarement débordée.
Mais si vous saviez comme nous autres nullipares volontaires pouvons en avoir maaaarre de vous entendre vous plaindre, justement ! Ce sont vos soupirs interminables, vos incessantes remarques sur le fait que vous vivez trois journée en 24h, et pourtant vos regards satisfaits de tant de responsabilités. Parce qu’avouez, vous aimez bien ça. Du moins, j’espère que vous aimez ça, quand même. Parce que oui, c’est vous qui vous plaignez, constamment. Personne ne vous a forcés à mettre au monde quelques marmots et a priori, cela vous a rendus très heureux. Comme vous êtes majoritaires et que le monde change, quand même, notre société a globalement évolué vers un meilleur accompagnement des parents et de leurs enfants. Vous nous parlez « du temps que l’adulte sans enfants, lui, peut consacrer à ce qu’il veut. » Et vous me faites peur ! Vous auriez pu vous consacrer à faire « ce que vous voulez ». Vous n’avez pas voulu. C’est un choix tout à fait respectable, mais de grâce1, assumez-le !

 

[…] Les jours d’après, j’ai fait environ soixante-douze châteaux de sable, cinquante-cinq parties de Uno, imité quarante-six fois le requin des Dents de la mer, et lu quatre pages du livre que j’avais apporté. J’ai aussi pu observer tous ces couples sans enfants, sur la plage, qui ont passé de longues heures à paresser, à lire, à nager. Ont-ils passé de meilleures vacances que moi? Je n’en suis même pas sûre. Mais ils ont eu du temps, rien qu’à eux.

 

Et après ça, quand je dis « non, je n’ai pas prévu d’avoir d’enfants », 80 % d’entre vous (oui, c’est une statistique personnelle) me répondez : « tu verras, tu changeras d’avis ». Alors, oui, j’ai souvent l’impression que vous n’êtes pas heureux, mais que vous essayez de justifier votre choix de vie en le présentant comme une obligation, légale, sociétale, et éthique. Parce que, quand je lis ça :

 

J’ai bien vu que sur la plage sur laquelle j’observais avec envie les couples sans enfants, que j’étais moi-même observée avec le même regard par les parents qui devaient tout à la fois faire enfiler des brassards à une gosse de 4 ans, endurer l’air maussade de leur ado et brumiser leur bébé de 6 mois.

 

… J’ai l’impression d’avoir de la chance. Mais c’est pas de la chance, c’est un choix, et difficile à assumer en plus (rapport au fait que vous êtes majoritaires et très sûrs de vous).

 

Sérieusement. Je cherchais de quoi illustrer mon billet et je suis tombée sur ça :

avoir des enfants

Source : Les MeZéMaMaLo

Ça va, les chevilles ? Et le melon, il passe encore la porte ? Déjà t’as l’impression que cette femme, elle bosse pour Médecins sans Frontière (y’a quand même écrit « sainte » et « superhéros » sur son illu’). Et donc, quand on lit le billet d’où est tirée cette image et les commentaires qui s’ensuivent, on comprend qu’être mère est un choix personnel (que je respecte, je le répète) MAIS que la société doit l’assumer (parce que maman c’est un vrai travail, blablabla. Ecrire un bouquin aussi c’est un vrai travail et je reçois pas d’allocs pour autant.) Vous ne pouvez pas d’un côté clamer votre fierté d’assumer vos choix de vie et de l’autre demander au monde d’en prendre la responsabilité. C’est… illogique. Ou alors c’est parce que vous ne comprenez pas le sens du verbe « assumer ».

Voilà. Comprenez bien que je ne vous en veux pas, chers parents, du moins pas d’avoir fait des mômes, évidemment. Mais ceci est votre monde. De mon point de vue, il est déjà pas super rigolo, alors si en plus vous vous en plaignez, moi qui n’y adhère pas, ça me donne un peu des envies de meurtre.

Heureusement, il y a ce super article dégoté sur le Huffington Post en testant mes mots-clés (comme quoi, écrire un blog c’est instructif) : « Huit raisons de ne pas avoir d’enfants », par Sezin Koehler. Et celui-ci également : « Je ne veux pas d’enfants, et alors ? » sur le site Madmoizelle


1 Ouais, je sais pas, quand je m’enflamme j’ai tendance à utiliser des expressions qui me font passer pour une vieille pie…

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Aux côtés (entre autres !) de Léo Lallot et Anthony Boulanger dans De la corne du Kirin aux ailes du Fengchuang.

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