Le Carnet Orange

Ultime épique article – marathon musical #1 : Invocations démoniaques

Tu trouves le titre exagéré ? Attends de voir le contenu.

Il y a quatre ans, j’ai décidé d’établir la liste de tous les CD que je possède et de proposer pour chacun d’eux le morceau que je préfère. Quarante-et-une révisions plus tard, il est temps d’admettre que le projet est aussi génial (oui, parfaitement) que stupide. Déjà, parce que je continue d’acheter des disques, même si moins régulièrement qu’avant. Ensuite, parce qu’à force de vouloir aller au bout de la pile, les vidéos que j’ai sélectionnées il y a plusieurs années ont disparu d’Internet.

Mais comme ce projet est génial avant d’être stupide, je vais le mener à bien. Je vais juste le rendre vaguement plus digeste.

Pour commencer, je ne vais pas tout poster d’un coup.
Ensuite on va admettre qu’il y aura des oublis et c’est tant pis.
On ne compte évidemment pas les albums virtuels.
Les artistes sont classés par ordre alphabétique et il y a des cœurs devant mes albums préférés 😀

Les titres des rubriques reflètent ma façon de ranger mes disques, pas forcément des courants musicaux, ce qui explique que certains artistes aient des disques dans plusieurs catégories. On commence par les Invocations Démoniaques, parmi lesquelles tu trouveras du black metal et de l’électro.

♥ Amduscia – Melodies for the devil. Entre Fucking flesh, le titre éponyme et Profano tu cruz, mon cœur balance très fort. Je vais mettre la première parce que pour une raison ou une autre, je la trouve… désenchantée. Elle me défoule et attise en même temps une certaine mélancolie.

♥♥ Amduscia – From abuse to apostasty. Incitación Pagana, même si j’ai toujours l’impression que Polo Avocedo parle de « banana » dans le refrain 😀 J’adore ce morceau, vraiment.

♥♥♥ Amduscia – Madness in Abyss. J’aime beaucoup trop cet album pour n’en choisir qu’un titre, mais ce billet va déjà être tellement long qu’il va bien falloir. Je vais dire Perverse Party parce que c’est le premier sur lequel j’ai flashé, mais le titre éponyme, La Muerte, Schizo Dance… et presque tout l’album me percutent de plein fouet. Et si tu te contentes pas de survoler ce billet (bon, à ta place, c’est ce que je ferais, survoler l’article, je veux dire), tu remarqueras que parmi tous les groupes dont je vais parler, c’est sans doute celui qui s’est le plus renouvelé d’un album à l’autre.

♣ Amduscia – Death, thou shalt die. C’est leur album que j’aime le moins, mais Creepy Life forever.

♥ Amduscia – Filofobia. Je choisis le titre éponyme, mais The Spell et Muérete ya sont les titres qui nous font fantasmer, Ubik et moi, d’organiser un festival intitulé « Live from the ancient ruins » où les groupes se produiraient en haut des anciennes pyramides aztèques.

♣ Amduscia – Existe. Cet album a une vibe incroyable, tu sais pas toujours si t’écoutes Amduscia ou Hocico et c’est très bizarre. Je l’ai aimé en entier, sans en retenir aucun morceau. Du coup je dirais le premier, Delirious.

♣ Belenos – Kornog. On change totalement de registre avec ce one man band breton bien métallique dont je partage Sord-Mor parce que j’ai jamais entendu de guitares qui sonnaient autant comme du Victor Hugo, mais j’adore également le morceau suivant, Lusenn an Ankou.

♥♥ Darkflight – Under the shadows of fear. Cet album est devenu quasi introuvable sur Internet, il réapparait de temps à autre sur Youtube dans son intégralité, mais a disparu de toutes les plateformes légales et c’est la raison pour laquelle j’ai fini par l’acquérir, puisque c’est ma frangine qui l’avait acheté, à l’époque. Je passe régulièrement des soirées à écouter l’intro de Moonlight Battle et The Eclipse of life (en entier), mais j’ai découvert l’artiste grâce à Under the shadows of fear, et ce morceau, putain… Si un disque devait illustrer ce que j’ai ressenti à la fin de mon adolescence, ce serait celui-là.

♣ Das Ich – Anti’christ. Je vais partager Sodom und Gomorra (je mets un live parce que c’est super rigolo.)

♣ Dimmu Borgir – Spiritual Black Dimensions. J’en ai déjà parlé sur feu le Bazzart, restons sur The Insight and the Catharsis.

♣ Dimmu Borgir – In sorte Diaboli. The Serpentine Offering sans aucune hésitation, et avec deux vidéos en prime parce que l’orchestre symphonique ça déchire. Vous pouvez aussi écouter cette reprise par une demoiselle qui m’ébaubit (regarde, Mu) (non je ne suis pas du tout obsédée par ce morceau.)

C’est très étrange de voir un public de métalleux assis. Et je suis fan du père qui a amené son gamin.

Celle-ci est de meilleure qualité. Le remplaçant de Mustis est stylé. (je sais pas si je t’ai déjà dit, je suis fan de Dimmu Borgir 😀 Et ce, même si leurs albums ne sont pas ceux que je préfère dans ma discothèque. Que veux-tu, l’amour emprunte parfois des voies étranges.)

♣ Dimmu Borgir – Abrahadabra. Gateways. Nan mais waw, quoi. (Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? :D)
Que je suis amoureuse de Shagrath ? C’est vrai. Que j’aime les trucs grandiloquents ? C’est vrai aussi.

♣ Emperor – Anthems to the Welkin at dusk. L’introduction est parfaite. Mais comme je suis très prévisible, je n’en ai jamais retenu qu’un seul morceau : Opus a Satana. Sublime.

♣ Hocico – Offensor. Retour à l’électro, de manière étrange parce que mes albums préférés de Hocico sont les premiers, mais que je ne les possède pas. Le premier single d’Offensor, Bienvenido a la maldad, est à se damner. Comme je ne serai pas souvent originale, je vais, cette fois, lui préférer Sex Sick.

♣ Hocico – Hyper Violent. Je ne le connais pas du tout, en réalité. Le titre d’intro est par-fait. Juste… Tellement Hocico que, bon… J’imagine que c’est ça, le problème de cet album. Mais dessus, il y a Broken Empires et son clip que j’ai déjà partagé, bien cathartique.

♣ Kvist – For Kunsten Maa Vi Evig Vike. À vrai dire, je ne l’écoute jamais ! Je l’ai acheté à Québec sur les conseils d’un vendeur, dans une boutique nichée dans la galerie commerciale, et qui ne vendait que des disques de metal… Je dirais Stupet, comme ça. Black metal old school mais avec clavier, pas mal du tout, si ça t’intéresse. Je prends beaucoup de plaisir à la réécouter, en tout cas !

♣ Septic Flesh – Mystic Places of Dawn. Un autre album que j’ai très peu écouté, le trouvant plus « rugueux » que celui qui va suivre. Mais j’aime beaucoup Crescent Moon.

♣ Septic Flesh – Sumerian Daemons. Sans hésiter Virtues of the Beast. Quelle claque. Même si Red Code Cult est excellente aussi.

♥♥♥ Summoning – Dol Guldur. Over old hills. Je ne sais pas ce que c’est que cette espèce de corne qui commence à résonner à 1min18, mais associée aux voix de Protector et Silenius, c’est aussi glaçant que majestueux.

J’ai longuement écrit, en écoutant ce morceau en boucle, les pages concernant l’antagoniste de mon premier (unique) roman. Une créature inspirée tant par le monstre du Labyrinthe de Pan que par celui de Clive Barker dans Abarat. Mon PC portable a été volé quand j’ai eu fini. Je demeure donc persuadée que j’avais réussi à transcrire la quintessence de ce qu’ils m’évoquaient, et ce travail est perdu à jamais.

♥♥♥ Summoning – Oath Bound. C’est hyper dur de ne choisir qu’un titre de Summoning, en vrai, tant j’aime ce groupe. Je dirais Mirdautas Vras pour son côté martial. Ces chœurs, ces percus, une corne, encore… J’en ai des frissons. C’est marrant que je n’aie jamais pensé à parler de Summoning dans mes « constitutifs ».

(J’ai trouvé une version live de Land of the dead jouée par des Chinois. C’est très étrange.)

♣ Stormlord – At the Gates of Utopia. Ce CD est resté des années dans ma wishlist, avant que Franck ne me l’offre. Si je le voulais tant, c’était parce que j’adorais And Winter was, et c’est toujours le cas.

♣ Tamtrum – Some atomik songz. Après tout ce black metal, on fait un bref retour en terres helléktroniques, avec, sans la moindre hésitation, Datura Dream. Je suis pas sûre de vouloir imaginer l’effet que ça fait de l’écouter sous drogue. Rhaaa putain ce que c’est bon, bordel.

♣ Windir – 1184. Je ne peux PAS choisir entre le morceau d’ouverture, Todeswalzer, et le morceau de clôture, Journey to the end.

♣ Wynardtage – Evil Mind. Hum, pas facile ! J’ai mis du temps à apprivoiser cet album, plus indus, moins mélodique que ce à quoi je m’attendais. J’aime particulièrement I’m not your god, ainsi que la suivante, Sterbehilfe, et Seven Years.

Pfiou… C’est fini, promis. La prochaine fois, je te ferai suer avec du metal symphonique à chanteuse, mais ça sera moins long 😀

Commentaires

  1. zofia dit :

    Black metal et électro, autant te dire que je n’y connais quasiment rien ! mais j’aime bien l’idée 😉

    1. Kalys dit :

      Je m’apprêtais à te confier que peut-être tu te retrouverais bien plus dans une section dont j’ai oublié le titre, mais… apparemment j’ai perdu mon billet. J’en pleure de rage, mais je vais retrouver ce qui manque 😛

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