Les univers parallèles #2
Je ne sais pas où est passé Mars, mais il est passé.
Films et série
Mouais. C’est ce que m’a inspiré Amelia’s Children. Le plus drôle reste les critiques Allociné : qu’elles notent à zéro ou à cinq étoiles, elles sont strictement du même accabit. De mon côté, j’en veux un peu à Shadowz de m’avoir dit « si si, tu vas voir, ça a l’air nul mais en fait c’est super. » C’est ni l’un ni l’autre et c’est sans doute pire.
Bonus/malus : les acteurs sont nuls je ne m’étais pas rendu compte que Carloto Cotta jouait les deux frères, même si j’avais vu la ressemblance. Donc, il est capable de nuance, même s’il incarne « les » acteurs dont je parlais à lui tout seul. Côté actrices, Jack Haven s’en tire très, très bien, compte tenu du scénario.
Et, j’allais dire en voyant sa tête que le réalisateur était super jeune donc on pouvait lui pardonner (il ressemble à Harry Potter dans sa treizième année), mais il a quarante et un an, mon âge, en fait, donc non, je ne pardonne rien. Ce film est débile.
Arrivée au onzième épisode de The Pitt, j’ai cru que la saison était finie et comme ça se termine sur un cliffhanger, j’ai pesté. Depuis, je n’ai toujours pas regardé le dernier épisode !
En tout cas, la première saison s’achevait sur une fusillade. La seconde sur les exactions de l’ICE. Je me demande s’ils n’ont pas bousculé leur plan de route juste pour pouvoir témoigner à leur façon. En tout cas, le parallèle scénaristique est frappant : dans The Pitt, l’ennemi, c’est toujours la patrie, jamais « l’étranger », et je trouve ça super fort. Dans l’ensemble, j’ai trouvé cette saison moins intense que la première, et certains personnages (Santos et Robby) s’enferment dans des schémas lassants.
Évanouis est. Le film le plus. Bizarre. Que j’aie vu depuis un paquet de temps.
Il est vendu comme un film horrifique (limite le plus terrifiant de tous les temps), alors que je l’ai trouvé drôle la plupart du temps. Il instaure une vraie tension, la fin est plus ironique qu’autre chose, je ne sais pas qui est le narrateur (mais le fait que ce soit une voix d’enfant irait dans le sens d’un conte de fée chelou lu par quelqu’un), mais définitivement, ce n’est pas un film d’horreur, pas au sens où je l’entends en tout cas (y’a des scènes gore, tout à fait supportables parce que cartoonesques). Une espèce de thriller horrifico-comique dont les intentions, comme tout le reste, me laissent infiniment perplexes, mais dont en aucun cas je ne puisse dire qu’il va me laisser un mauvais souvenir. Je suis… Je ne sais pas ce que je suis.
Les livres
Comme souvent avec les polars, Eclipse totale m’est déjà plus ou moins sorti de l’esprit. Néanmoins, comme toujours avec Nesbø, j’ai été conquise. J’aime beaucoup sa plume, très incisive, abrasive même parfois. Les polars français, à l’exception de ceux de Norek, manquent de mordant, je trouve. Nesbø sait se montrer critique, ça rend sa prose plus mémorable. Avec Eclipse totale, je dirais qu’il triche un peu en nous menant en bateau par la narration elle-même, mais c’est bien vu, en même temps. Et j’aime toujours le personnage de Harry, ainsi que ceux qui gravitent autour de lui.
Un qui en fait beaucoup trop en revanche, c’est King. Sur Babelio, le contenu des débats autour de ce livre est assez affligeant. De Holly, je dirais qu’il m’a plu. Je m’identifie énormément à Holly, et même si l’intrigue est capillotractée, elle est haletante. En revanche, enchaîner avec Ne jamais trembler n’a fait que rendre les nouveaux défauts plus criants. SK yoyotte. Ça ne serait pas grave si son éditeur avait eu le courage d’en informer le grand écrivain. Ce qui passait encore dans Holly (pour moi, parce que je n’ai pas lu la nouvelle qui lui est consacrée dans Si ça saigne) devient ici franchement redondant. Le rappel, d’une régularité qui frise le radotage, des terrifiants personnages rencontrés dans The Outsider puis dans la nouvelle (apparemment la même engeance, et c’était déjà quasi un auto-plagiat de Désolation). Les détours par l’histoire de Barbara, personnage dont on se fiche éperdument, pas parce qu’elle est inintéressante mais parce que son histoire est accessoire, hors sujet. Les intuitions invraisemblables des personnages qui permettent de repousser l’inévitable ou de donner un petit coup de pouce à l’intrigue…
Et puis, un des problèmes majeurs de ce roman, c’est que King a oublié le principe du « show, don’t tell ». Il explique, tout le temps (et même plusieurs fois, au cas où on serait séniles). Il nous mâche le travail plutôt que de nous laisser déduire ce qui serait évident s’il décrivait son personnage plutôt que de se livrer à d’interminables monologues. Bref, c’est décevant, et même inquiétant pour la suite. D’ailleurs, je n’ai toujours pas fini Ne jamais trembler.
Musique
Glass Minds, le nouvel album d’Archive. Magnifique. J’espérais en ce début d’année de me remettre à écouter des albums, je ne pouvais pas mieux commencer que par celui-ci.
Ont tourné et tournent toujours en boucle :
La version live in Leipzig de « Alles nur geklaut », la reprise de Nachtblut.




