Blabliblou
Bloublibla.
Dans la séance 2 du chapitre « Héros et héroïnes » que je prépare pour les cinquièmes, j’ai écrit ça :
Le contenu de ce dialogue résume plutôt bien ce qui se passe dans ma tête depuis un mois. J’ai bien écrit quelques réflexions dans mon journal, que je ne souhaite pas partager, moins par pudeur que par orgueil, puisqu’elles n’ont aucun intérêt public – dit-elle, rédigeant un billet intitulé « Blabliblou ».
Escitalopram et moi, on a trouvé un terrain d’entente. Ça fonctionne super bien. J’ai jamais été aussi zen de toute ma vie. Ce que j’en retiens : ce n’est pas faute de volonté que je ne parvenais pas à prendre du recul. C’était faute d’un équilibrage approprié dans mon cerveau. À ce propos me reste un point d’achoppement sur lequel Fureur aime bien se vautrer (parce qu’en plus d’être énervée, elle est maso. En même temps, je la comprends, c’est le principe d’autoconservation. Ça me fait penser à Magneto dans L’affrontement final, mais c’est trop compliqué à exister expliquer. Bloubiblu, hein.)
Je suis en colère parce que la conclusion c’est que je suis bizarre parce qu’angoissée, et que j’ai la nette impression que c’est l’inverse. Je sais bien qu’on est tous le héros de sa propre histoire, mais tout de même.
Quoi qu’il en soit, je vogue sur un océan de sérénité que les contrariétés d’antan agacent sans émouvoir démesurément. Je te raconte pas comme je me sens reposée. J’ai même passé une SEMAINE complète sans boire (une semaine de jours ouvrés hein, t’emballe pas. La suivante, celle où j’écris, j’ai… bu tous les soirs. On a passé le weekend chez mes beaux-parents, tu comprends, il me faut bien quatre jours pour catharsiser, pas eux, je les adore, mais l’absence de pause.)
Du coup, je n’ai strictement rien d’autre à écrire que « il fait beau, j’ai fait la sieste au soleil et je me sens merveilleusement bien. » Je pourrais te parler des MCO qui m’ont tellement énervée depuis le retour des vacances, mais bon, ça glisse. Je pourrais te raconter tout un tas d’anecdotes avec les cinquièmes qui sont tellement, tellement adorables, ou te confier un truc à propos de l’année prochaine qui me contrarie par anticipation. Je ne suis même pas sûre que j’y arriverais : j’ai la flemme. C’est pas arrivé souvent que je vive les trucs plutôt que de les écrire histoire d’y trouver un sens, alors je t’avoue que l’idée de les désosser m’emmerde.
Évidemment, si ça faisait que m’emmerder, je n’écrirais pas ce billet en mode prétérition, mais… disons que c’est ma manière de me souvenir. Si je ne l’écris pas, ce moment de grâce va disparaître. Et puis j’aime bien te donner des nouvelles, parce que je trouve gratifiant que tu me lises.

2 commentaires
(j’aime bien lire de tes nouvelles, et j’en veux bien davantage)
C’est gentil ♥